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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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rie, l’Ionie, l’Eolide, la Troaae,sesuccèdentjusqu’àl’Hellespont. Au-delà les Bithyniens bordent leBosphoredeThrace. Autour du Pont-Euxin viventquelques peuples distingués entre eux par diffé-rentes limites, et connus ensemble sous la déno-mination générale de Pontiques. Les Méoticienssont sur le lac Méotide, et les Sauromates sur leTanaïs.

CHAP. III — Description sommairede l'Europe.

L’Europe est bornée à l’orient par le Tanaïs,le Méotide et le Pont-Euxin; au midi, par le restede notre mer; à l’occident, par l’océan Atlantique;au septentrion, par l’océan Britannique. Consi-dérés depuis le Tanaïs jusqu’à l’Hellespont, soitcomme formant une des rives de ce fleuve, soitdans les contours du Méotide et du Pont-Euxin,soitdans l’étendue qu’embrassent la Propontideet l’Hellespont, ses bords sont partout configu-rés de la même manière que les parties corres-pondantes et opposées des bords d’Asie. Dei’Hellespont jusqu’au détroit, alternativementrentrantes et saillantes, elles forment trois gol-fes très-profonds, séparés par autant de grandesmasses continentales. Au delà du détroit elles seprolongent vers l’occident, où leur forme est très-irrégulière, surtout au milieu; puis elles s’éten-dent au septentrion , et seraient presque droitesjusqu’à leur extrémité, sans deux enfoncementsconsidérables qu’on rencontre dans cette direc-tion.

Le premier des trois grands golfes dont nousvenons de parler comprend la mer qu’on appelleÉgée (a) ; le second, la mer Ionienne, dont lapartie la plus avancée dans les terres prend lenom d’Adriatiquè; le troisième, celle que nous

(a) Aujourd'hui l'Archipel.

et in ipso flexu, Cilicia : extra autem, Lyciaet Pamphylia,Caria, Ionia, Æolis, Troas usque ad Ilellespontum.Abeo Bitbyni suntad Thracium Bosporum. Circa Pontumaliquot populi, alio alioque fine, uno omnes nomine Pon-tici. Ad lacum, Mæolici : ad Tanain, Sauromalæ.

CAP. 111. — Brevis Europœ descriptio.

Europa terminos habet, ab oriente Tanain et Mæotida,et Pontum ; a mendie reliqua Nostri maris ; ab occidenteAtlanticum; a septentrione Britannicum Oceanum. Oiaejus forma littorum a Tanai ad Hellespontum, qua ripaest dicti amnis, qua flexum paludis ad Pontum redigit,qua Propontidi et Hellesponto latere adjacet, contrainslittoribus Asiæ non opposita modo, verum etiam similisest. Inde adFretum mine vaste retracla, mine prominens,très maximos sinus efficit, totidemque in altum se ma-gnis frontibus eveliit. Extra fretum ad occidentem inæ-qualis admodum, præcipue media, proeurrit : ad septen-trionem, nisi ubi semel ilerumque grandi recessu abdu-citur, pene ut directo limite extenta est.

Mare quod primo sinu accipit, Ægæum dieitur : qnod

nommons mer Tuscienne, et les Grecs, merTyrrhénienne.

La première contrée de l’Europe est la Scy-thie, qu’il ne faut pas confondre avec celle dontnous avons déjà fait mention; elle commence auTanaïs, et se termineà peu près au milieu de la côtedu Pont-Euxin. Vient ensuite la Thrace, quis’étend jusque sur une partie de la mer Égée, etque suit immédiatement la Macédoine. Plus loin,la Grèce fait une avance considérable entre lamer Égée et la mer Ionienne. L’illyrie est placéesur un des côtés de l’Adriatique. L’Italie se pro-longe entre cette mer et la mer Tuscienne, aufond de laquelle est la Gaule, et plus loin l’His-panie. Cette dernière province se dirige sousdeux faces différentes, d’abord à l’occident, etensuite au septentrion, où elle ne laisse mêmepas que d’avoir beaucoup d’étendue. Par delàvient encore la Gaule, quides bords de notremer s’avance jusqu’à une grande distance dansles terres. Les Gaulois sont limitrophes des Ger-mains, et après ceux-ci les Sarmates étendentleur territoire jusqu’aux frontières de l’Asie.

CHAP. IV. — Description sommairede l’Afrique.

L’Afrique (8) est bornée à l’orient par le Nil,et des autres côtés par la mer. Elle est moinslongue que l’Europe; car elle ne correspond ni àtoute la longueur de l’avance que fait l’Asie, nipar conséquent à toute l’étendue des rivageseuropéens. Cependant elle est encore plus lon-gue que large, même en considérant sa largeurau voisinage du Nil, où elle est plus considéra-ble que partout ailleurs. A partir de ce fleuve,l’Afrique s’élève de plus en plus, surtout au mi-lieu , tandis qu’à raison de la courbe que for-ment ses rivages d’orient en occident, elle perd

sequenli,in ore, louium : Hadriaticnm iuterius : quoultimo, nos Tuseum, Graii Tyrrhenum perhibent.

Gcnlium prima est Scythia, alia quani dicta est, aTanai in media ferme Pontici lateris : bine in Ægæi par-tem pertinens Thracia Macedoniæ adjungitur. Tum Græ-cia prominet, Ægæumque ab.Ionio mari dirimit. Hadria-tici lattis Illyris occupât. Inter ipsum Hadriaticum et Tuscum Kalia proeurrit. In Tusco intimo Gallia est, ultraHispania. Hæc in occidentom, diuque etiam ad seplen-trionem, diversis frontibus vergit. Deinde rursus Galliaest, longe et a nostris littoribus bue usque permissa. Abea Germani ad Sarmatas porriguntur, illi ad Asiam.

CAP. IV. —Brevis Africœ descriptio.

Africa ab orientis parte Nilo terminais, pelago a cæte-ris, brevior est quidem, quam Europa, quia nec usquamAsiæ, et non totis hujus littoribus obtenditur; longiortamen ipsa, quam latior, et, qua ad fluvium attingit,latissima, ulquc inde procedil, ila , media præcipue, in

juga exsurgens, pergit incurva ad occasum, lastigatque