TERRAINS PRIMITIFS.
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profonde du globe , doit dre considdable et d’autant plusgrande, que le refroidissement atteiut une plus gründe pro-fondeur. Une partie de cette eau constitue des ruisseaux ,des filons et des amas Souterrains, l’autre imbibe les roches,s’y melange ou s’y eombine. « A mesure que cette eau,» dit M. Delesse, p6netre le sol, sa temperalure va en» s’elevant successivement; les matieres qu’elle tient en» dissolution augmentent peu ä peu avec la profondeur,» et lorsque sa temperature est tres-elevee, eile doit exercer» des reactions cbimiques tres-4nergiques sur les roches» avec lesquelles eile se trouve en contact. A toutes les» profondeurs , les matieres qu’elle renferme peuvent faci-» lement ob£ir aux actions moleculaires qui les sollicitent;» les circonstantes les plus favorables se trouvent donc» reunies pour qu’il se developpe des mindaux. » [Bulletinde la Soc. geol., 2° Serie, t. 15, p. 731.)
On a pu voir par l’expos4 des faits qui precedent, que1’origine du granite et des roches primitives doit laisser desdoutes dans notre esprit. Ceux qui sont parlisans de Porigincignee du granite et qui le considerent comme une röche’ ue, invoquent l’exemple des granites 6cossais de l’iled’Arran , oü l’on voit clairement les granites injecter lesschistes et s’y ramifier en filons Nous retrouverons sur leplateau central de nombreux exemples de ces granitesin jedes.
La pr^sence de l’eau dans ces roches ne peut ötre con-sideree comme une preuve d’une origine neptunienne, carnous rencontrons de l’eau dans des roches essentiellementignees, dans nos basaltes d'Auvergne qui ont si puissammentcontribue ä faire abandonner l’opinion des Neptuniens rela-tivement a cette röche volcanique.