ORIGINE DES ROCHES. 161
On ne peut guere invoquer non plus pour l’une ou l’autredes deux opinions , la presence de certains min^raux.
Les mineraux , quoique de mörne espece, peuvent 4ga-lement 6tre produits, soit par l’aetion de la chaleur, soitpar l’eau. I! suffit que les moiecules de leurs parties Cons-tituantes soient suffisamment ^loignees pour vaincre la co-hesion, pour qu’elles puissent, la cause de cet 61oignementcessant ou diminuant, se rapprocher d’apres les lois sym6-triques de la cristallisation. Peu iraporte, dans la plupartdes cas, que ce soit la chaleur, l’eau liquide ou l’eau vapo-ris£e qui ecarte les molecules.
On separe ordinairement les roches plutoniques desroches volcaniques, et on leur attribue, pour caract&resdistinctifs, l’absence de tufs ou conglomßrats qui accompa-gnent souvent ces dernieres et l’absence de pores , scories,ou cavites formees par le d^gagement des corps gazeux. Ondit aussi qu’elles sont plus cristallines que les roches volca-niques , mais ces caracteres, selon nous, sont loin d'£treabsolus. Nous avons en Auvergne des trachytes aussi cris-tallins que des granites, et des granites accompagnes debreches et d’arkoses, corame au puy de Chateix, 4 Mont-peyroux, etc.
Certaines conditions de structure et de composition, lapresence de certaines especes minerales ne peut non plusfaire pencher pour l’origine par l’eau ou par le feu, car cesmineraux, form6s ou cristallises pendant la solidification,n’impliquent nullement la fusion ignee plutöt que la solutionaqueuse. II y a plus, c’est que souvent ces actions molecu-laires peuvent se continuer longtemps, et de nos joursencore,dans les masses solidifi^es.
Une decision est d’autant plus difficile 4 prendre que
ii
i