C0N5IDERATI0NS GENERALES. 80
les äges du monde pour les rattacher ä I’epoque ä laquelleuous vivons.
Des que nous admettons que les anciens Sediments sontl’ouvrage d’eaux drosiv.es , il a du arriver, dans plusieurs cir-constances, que des blocsd’un certain volume ont dte dd-taches, arrondis, et se sont ddposds avec les sddiments.C’est, en effet, ce qui est arrive, et les grauwakes les plusanciennes, les terrains siluriens et devoniens ne sont pasexempts de quelques cailloux de quartz qui y sont dissdmi-nds ou qui mdme y forment de petites couches. Les gresrouges nous montrent souvent des lits de cailloux de quartzde grosseur variable. Quand nous arrivons ä la periode deshouilles , pendant laquelle des terres assez dtendues se trou-vaicnt dejä hors de l’eau , nous reconnaissons d’une manierebien plus evidente des actions de transport. Presque par-tout, des cailloux roulds ou de vdritables poudingues semontrent a la base des gres et viennent parfois s’y interca-ler. Sans la pression ultdrieure qui a du agir sur ces lits depoudingue, ils nous pr^senteraient, s’ils etaient h d^cou-vert, tous les caracteres des couches actuelles de caillouxroulös qui se d^posent sur les bords des grands (leuves. Sou-vent on voit aussi entre le sol primitif et le terrain houillerdes masses de granite arrondies serrees les unes contre lesautres et qui temoignent d’une action ^rosive violente etd’un transport rapide et prolong6 qui lui aurait succ£de.
Les gres bigarres du terrain de trias sont formes fr6-quemment de graios de quartz et de leldspath arrondis etciment<5s. Les gres du lias presentent les mömes caractereset renferment aussi des blocs plus volumineux. Enfin, enparcourant avec soin la s6rie des d^pöts s^dimentaires , de-puis les plus anciens jusqu’aux gres verts, on trouve partout