INFUSOIRES.
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CHAPITRE CXXXII.
Alluvions paisibles. — Infusoires, tonrbe.
LES INFUSOIRES.
Quand le transport n’a pas lieu par des eaux rapides ettumultueuses; quand les materiaux fortement divises sontamen£s doucement aux points oü ils s’arrßtent, il se formedes couches vaseuses souvent r^guli^res dans lesquelles des£tres vivants ont pu se multiplier ä l’infini.
Nous voulons surtout parier des Infusoires, de ces ani-maux microscopiques qui se d^veloppent si rapidement eten si grand nombre. Presque tous les terrains un peu hu-mides en contiennent d’innombrables quantit£s. Les eauxeroupissantes sont une gangue dans laquelle ils se deve-loppent, et pendant que les animaux marins construisent encalcaire de gigantesques Mifices, des Infusoires entassentleurs carapaces silieeuses invisibles ä 1’ceil nu et en rem-plissent des bassins tout entiers.
Nous avons sur le plateau central plusieurs exemples deces gisements modernes d'Infusoires. Le plus interessantest celui de Ceyssat, village situ4 pres du puy de Dome. Cevillage renferme encore, selon M. Fournet, plusieurs sourcesminerales acidules auxquelles on peut rapporter le d£pöt desilice g£latineuse que I’on y rencontre. Sa position est toutesuperficielle: eile n’est recouverte que d’un pied de terre