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Tome V.
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92 TERRAINS daLLUVION.

plus comme Ies sEdiments des terrains siluriens et dEvo-

niens.

Autrefois, des quun souIEvement amenait une surfaceinsulaire ou conlinentale au-dessus des eaux , cette surfacemolle et mobile etait aussitdt attaquEe par des pluies tor-renlielles et ses parties, peu ä peu disgrEgees, ne forniaienten gEnEral que des materiaux dun petit volume ; ä IEpoquetertiaire, on reconnait que letendue des terres EmergEes6tait plus grande et que les causes derosion Etaient modi-fiEes, car on commence ä trouver des cailloux dun certainvolume egalement arrondis par les eaux.

Des cette Epoque , il intervient sur quelques points de laterre, et par suite de son refroidissement, un phenomenequi navait pas encore paru et qui a exerce la plus grandeinfluenre sur la creation et la dispersion des blocs ronles :cest ljibaissement de la tempErature au-dessous de 0 , ouautrement dit le passage de leau de lEtat liquide k letatsolide.

Cest ä peine rependant si dans cette pEriode il pouvaitexister sur le globe quelques points assez refroidis pourquune congElation puisse sy opErer; mais nul doule queles pöles et les sommeis des hautes montagnes ne puissentatteindre une tempErature assez basse pour conserver aumoins pendant une saison de lannee la neige qui se formaitdans latmosphere. La vapeur deau , condensEe ä une cer-taine elevation , cristallisait en 6toiIes; celles-ci se grou-paient en flocons, et des lors leau solide descendit sur laterre et fcrma des amas considerables par son accumulation.

On comprend, en effet, tout ce quune Evaporation siactive devait produire de vapeur ; et si, pendant lhiver, despoints, mEme circonscrits, Etaient soumis ä une tempErature