Band 
Tome II.
Seite
289
JPEG-Download
 

C0NSIDERAT10NS GENERALES. 289

que les influences de latitude auraient complique le morcel-lement parbassins, multipliß les faunes locales, comme onle voit par les terrains tertiaires, et detruit cette uniformitede r^partition qu’on remarque dans les formations plus an-ciennes. » (Bibi, de Geneve . , t. 6 , suppl., p. 131, etVoyages, t. 3, Geologie > p. 177.)

Quelle que soit du reste la part que Fon fasse aux climats,quelle que soit eelle que les anitnaux marins et surtout lesZoophytes aient pu prendre a la formation de la craie, ilfaut aussi admettre la pr6sence des eaux mindrales calcari-feres. L’analogie de la craie avec des calcaires plus moder-nes 6videmment formds par des Sediments chimiques, lapr£sence des rognons siliceux, qui parfois contiennent äl’int£rieur une masse de craie friable, ne laissent aucun doutedans notre esprit sur la participation importante que peuventavoir prise les eaux minerales ä la Sedimentation de la craie.

II est remarquable que presque toujours, c’est seulementdans la partie sup6rieure que se trouvent les silex. II semblequ’ä cette 6poque, comme pendant la periode tertiaire , leseaux d’abord calcariferes n’aient produit de la silice qu’aumoment de s’eteindre, car les meulieres et les rognonssiliceux des marnes et des bassins calcaires de la France etsurtout de l’Auvergne ne prdsentent guere la silice que dansIeurs parties supdrieures.

Les opinions des gdologues sont cependant partagöes suri’origine de ces rognons siliceux. Les uns, et notammentM. Bowerbank, les considerent comme provenant d’animauxanalogues ä nos Eponges , mais de genres differents, lesquelsvivaient dans les mers de la craie (Bibi, de Geneve , juin1841 , p. 422). La plupart les regardent comme des ma-tieres siliceuses separdes des calcaires, ct comme le resultat