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là vînt, pour appliquer ceci en particulier à la Ville de Ge- —neve, lorigine des differens entre l’Evêque & les Comtes s . 879*
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Guerres au dehors, Sc ajoute' à ses Etats,le Royaume d’Arles, mourut à Payernel’an 938. II laissa plusieurs Monumensde fa libéralité Se de fa pieté, à GeneveSc à Lausanne.
A Rodolphe 11 . succéda Conrad son filsapellé le Pacifique, parce que fous sonRégné, qui fut fort long, les Peuples joui-rent d’une profonde paix. Il mourutlan 990. Sc laifla ses Etats à RodolpheIII. son fils, dernier Roi de Bourgogne,qui fut surnommé le Fainéant ou le Pares-seux. Ce Rodolphe n’eut point d’enfans.Ce qui porta ses sujets, Sc fur tout lesGentilshommes , qui se voioient par la ala veille de passer fous une dominationétrangère, à sc soulever contre lui: Cequ'ils firent, fur tout, à l'instigation à'Eu-des Comte de Champagne, qui avoitépousé Berthe Sœur de Rodolphe, Sc quiméditoit de se rendre Maître du Royau-me de Bourgogne. Ce qui porta Rodol-phe à apeller à son secours l’EmpereurConrad le Salique , qui avoir épousé Gi-sèle son autre Soeur, lequel étant venu enBourgogne, Sc y ayant pacifié le, choses,Rodolphe par reconnoiflance, le fit sonhéritier universel. Ensuite Rodolphe étantvenu à mourir l’an 1032. le second Royau-me de Bourgogne finit avec ce Prince,après avoir duré cent quarante quatreans.
II est aisé de penser, que Geneve étantcomme au centre de ce Royaume, cetteVille dépendoit de ses Rois , comme onl a deja dit. Après la mort de Rodolphe,Eudes son beau-frere, qui étoit à portéede ses Etats, s’en empara aullì-tôt, dumoins de la partie la plus considérable;l’Empereur Conrad qui étoit éloigné ScOccupé à une Guerre contre les Efclavonsn’ayant pû l'en empêcher. Mais ce Princeayant fait 1 a paix avec ces Peuples, vinten Bourgogne avec son Armée, se renditMaître de tout le Pais, Sc des places fortesdont Eudes s’étoit saisi : Sc passa juíqu’àGeneve, où il fut reçu avec tous les hon-neurs dûs à un f rince d’un L haut rang,
par Heribert Archevêque de Milan, Sc parplusieurs autres Seigneurs Italiens Sc Bour-guignons qui s’étoient rendus dans cetteVille, où il fut couronné ensuite, parlesmains de ce Prélat, Roi de Bourgogne,le I er . Août de Tannée 1034. *
s Pour avoir une idée plus juste de cequi sera remarqué dans la fuite fur lesdifferens des Evcques avec les Comtes, ilest nécessaire , avant de palier plus loin,de faire quelques remarques fur la na-ture de la Dignité de Comte en géné-ral, Sc en particulier fur celle des Com-tes de Geneve. Après quoi, pour fupléerautant qu’il sc pourra, à ce qui man-que dans M. Spon, on reportera ce qu’onfçait de ce qui regarde ceux qui por-toient le nom de Comte, depuis Charle-magne jufqu’à l’Empereur Conrad le Sa-lique.
Les Comtes en général n’étoient origi-nairement , de même que les Ducs Sc lesMarquis, que des Officiers des Empereurs,qui les établissoient pour rendre la justiceen leur nom , dans les differens lieux del'Empire. Les Ducs étoient supérieurs enDignité, aux Comtes ; Ils avoient le Gou-vernement des Provinces, le Commande-ment des Armées, Sc la principale admi-nistration de la Justice. 11 s avoient sou-vent avec eux des Comtes, qui étoientcomme leurs Ajoints Sc leurs Lieutenans.Mais, Sc les titres des Ducs, 8c ceux desComtes n’étoient que des titres d’Office ,qui ne donnoient que des Dignitez à tems.Sc nullement héréditaires. Dans la fuite,l’Empire Romain tombant tous les joursdans une plus grande foiblesse, ces Offi-ciers s’emparerent des Pais dont ils n’é-toient que Gouverneurs. Et les Empereursn’étant pas en état de les destituer, furentcontraints de leur laisser la propriété desProvinces ou des Villes, dans lesquel-les ils commandoient, Sc dont ils n’é-toient auparavant que des espèces d’Admi-nistrateurs. Ces Terres furent auffi don-nées fous diverses conditions , aux unsà vie feulement, au? autres dans lettes
familles
* Hepid.apua Du -cìene.Hist.Franc.Script.