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Tome premier.
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Genevois 8, à peu près de la même maniéré que son Prédé-cesseur, & un autre Tannée suivante, où étant parlé de TOffi-ce des Comtes, il est dit en termes exprès , Cornes FidelisAdvocatus sub Episcopo esse debet. Le Comte doit être sidcleAdvoycr fous TEvêque. Cela fut encore confirmé par la Bul-le du Pape Adrien III. donnée à Latran: Mais ce même Em-pereur qui avoir accordé ces Bulles à Ardutius, ottroya auDuc de Zeringuen la Souveraineté fur les trois Villes de Syon,Lausanne, & Geneve. Amé II., Fils du Comte Amé morten II62. s’étant mis dans les bonnes grâces de ce Duc, avoirfait en forte qu’il lui cédât la Souveraineté de Geneve, dequoi Ardutius fort allarmé, prit le chemin du Pont * prochede Eefançon, où TEmpereur étoit pour lors. II lui représenta

F 2 les

gée & (rétablir tine paix soliJc , ces Pré-lats avoient trouvé à propos de confir-mer preniieremcnr tous les articles duTraité de 1114. qui sont répétez danscelui-ci mot à mot. Après-quoi ils ajou-tent , que le Comte seroit obligé de fai-re râler tous les Forts qu’il avoit faitbâtir fur les Terres de l’Evêché, & entreceux qu’il avoit fait construire fur sesTerres , d’abattre ceux qui pouvoientnuire aux intérêts de l’Eglifè. Que lesPrêtres & Diacres de Geneve, qui tien-droient quelque Fief, ou Terre du Com-te, reconnoittoient le tenir de lui. Quel’Evêque ne pourroit conférer les Ordresaux Sujets du Comte qui lui feroienttaillables , fans le consentement duditComte. Que le Comte devroit être trai-té dans la Maison Episcopale, avec uneentiere familiarité êc affection. Qustlpourroit donner azile à ceux des Domes-tiques de l’Evêque, contre qui le Prélatseroit irrité, jusques à ce qu’ils enflentfait leur paix , Sc que l’Evêque auroit ledroit d’en user de même de son côté.Qu’il donneroit à l’Evêque soixante li-vres de dédommagement pour les pertesque lui avoit causées la Guerre injuste,qu'il lui avoit faite, & aux Chanoines,dom il avoit austì ravagé les Terres, cequ’ils uouveroient à propos, .Que le

Comte seroit justice des Faux - mon-noyeurs , ensuite de l’ordre qu’il en re-cevroit de l’Evêque. Que le Marchéde la Ville , Sc la Justice du Marché a-partiendroit à lui seul, c'est-à-dire à l’Evê-que. Que les Privilèges, que les Sujetsd u Prélat avoient eus de tout tems, depêcher dans le Lac, leur feroient con-servez. Que les injures faites de part Scd’autre pendant les troubles passez , fe-roient oubliées. Enfin , pour faire com-prendre en peu de mots, quels étoientles devoirs du Comte envers l’Evêque,il étoit dit expressément: Que le Com-te devoit être un fidellc Avocat fousl’Evêque , Cornes fideíis Aavocatus sub E-flscopo esse débet.

Cet Accord fut confirmé par le PapeAdrien 111 . à la priere de l’Evêque Ar-dutius , le 19. de Mai de l’année 1 57.Et trois jours après ce même Pontife ac-corda au même Ardutius une autre Bul-le, par laquelle il aprouve les privilèges,que l’Empereur Frédéric avoit concédezà l’Evêque Sc á l’Eglilè de Geneve , &menace de l’Excommunication ceux quientreprendroient de troubler cette Eglise,ou de lui ôter ses libertez.

g Le Comte de Genevois dont il s’a-git ici, étoit fils d’Aymon qui avoit trai-té avec Humbcrt de Grammont en n 14.

» Ce

1153.

II57;

1162 .

* C’est St.

sfean deLône fur USaône.