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étoictit Ics uns & les autres élus par les Bourgeois. A ces n 62 .vingr-cinq étoient joints trente-cinq pour donner Conseil dansles affaires pressantes. De là on venoit au Conseil des DeuxCent, de même qu a présent; & ensin on en appelloit enco-re de là à un Général composé de tous les Chefs de familleL’Evêque étoit obligé de ratifier ce qui s’y étoit passé. Ilsajoutent que les Sindics avoient le droit de battre monnoye,
& de plus l’assurance & garde de la Ville, fans que l’Evêques’en mêlât ; la Jurisdiction & emprisonnement de nuit, & leJugement Souverain des Causes criminelles, à moins que lesprisonniers ne fussent Ecclésiastiques. Que dans les Causes oùil y pouvoit avoir lieu à la clemcnce, l’Evêque pouvoir à lavérité faire grâce, plutôt par autorité Ecclésiastique & Episco-pale , que séculière. Que dans les affaires d’importance, il nepouvoit rien refondre fans le Peuple. Que la Communau-té & les Sindics faifoient des Alliances & des Traitez dePaix avec des Principautcz étrangères fans fa participation ,comine fan 128 S• avec Amé Comte de Savoye; fan 1515.avec Fribourg; & l’an 1526. avec Berne. Que les revenusde la Ville le partageoient entr’eux, & que les Sindics enavoient le tiers. Qu’enfin Charles Quint écrivant à Geneveen 1530. n’adresse point ses lettres à l’Evêque, mais aux Sin-dics , Conseil & Communauté de Geneve, & la traite deVille Impériale, en ces.termes ; Honorabilibus nofiris & hnpé-ril Sacri fìdelibus dilecîts nojlris Sindicis , Confulibus ac CivibusCivitatis Imperialis nostrœ Gebennenfis ; & dans les autres Let-tres Françoifes de la même année, A nos*chers & seaux lesSindics , Citoyens , & Habit ans de notre Cité Impériale de Ge-neve. Mais revenons au fil de nôtre Histoire.
Ardu-
* Ce que Mr. Spon dit ici fur le Gou-vernement de Geneve n’est pas fort exact.11 n’est point vrai , par exemple, que lesSindics & leur Conseil fussent Assesseursséculiers de l'Evêque : Leur Jurisdictionétant absolument indépendante de celledu Prélat. II n’y eut de Conseil desDeux Cent que des saunée 152,6. qu’ii
fut établi , comme on le dira en sonlieu. On ne s’attachera pourtant pas àredresser présentement tout ce qu’il dità ce sujet , puis-que les Lecteurs serontsuffisamment mis au sait, de ce qu’ondoit penser de la nature du Gouverne-ment de Geneve sous les Evêques , par lesobservations qui feront faites dans la fuite.
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