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Tome premier.
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138 Histoire de Gexeve.

1 5 18. demanderent quelle leur fût donnée par écrit dans une Lettreadressée au Conseil. Les Princes y consentirent, à conditionqu’ils ne la lui délivreroient point, qu’au préalable ils neufsent prêté serment que l'ayant lûë, ils éxecuteroient fans dé-lai le contenu. Ils le firent savoir au Petit Conseil à leurretour. La plus grande partie n’approuva pas la condition,disant que ce seroit peut-être quelque chose , qui intereísoittout le Peuple , & qu’il ne faloit rien refondre sans le Con-seil général. Il fut assemblé le lendemain, & les Députez yayant comparu, dirent qu’ils n’avoient autre réponse , quece qui étoit contenu dans la Lettre; mais qu’ils avoient char-ge de ne pas la laisser ouvrir qu’avec la condition susdite.Le Peuple fut d’avis de ne point faire ce serment, & de ren-voyer ainsi la Lettre sans l’ouvrir, à ceux qui l’avoicnt don-née. Nergaz dit alors. Messieurs, je vous avertis que Mon-iteur de Savoye a dit, que si on ne lit fa Lettre, & qu’onn’exécute le contenu, aucun Genevois ne fera en sûreté dansses Terres. Le Peuple irrité de cela, cria aux Députez;Avezrvous demeuré cinq ou jìx semaines delà les Aíonts , envous divertissant cr faisant bonne chere , pour nous apporter detelles dépêches : au Rhône, au Rhône les Traîtres , & peu s’cnfallut qu’ils ne fussent sacrifiez sur la place à la colère duPeuple. Mais, parce qu’on craignoit les Princes, les Conseil-lers l’appaiserent. Ils rendirent la Lettre aux Députez, aprèsleur avoir bien lavé la tête, leur disant, qu’ils en fissent cequ’ils voudroient, qu’on ne la liroit point avec la conditionqu’on leur vouloir imposer.

Cela n’avança pas peu le dessein de l’Alliance de Fribourg:on ne s’entretenoit d’autre chose dans le public & dans leparticulier; dans le scrieux & dans les festins; mais tous n’yvouloient pas consentir c : de forte que Besançon Hugues l’un

des

' Ce fut vers la fin de l'année 1518. siir-tout, & le petit Peuple la foiihai-quon commença à parler publiquement toient, mais qu’il n’en étoit pas de mê-dans Geneve de l'Alliance avec Fribourg. me de plusieurs Riches, qui craignoientBonnivard remarque, que les jeunes gens que le Duc & l’Eyêque ne les condam-nassent

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