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Tome premier.
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L i v r e I I. 143_

lc vouloir rentrer dans ses droits , & qu’il appartenois aux 1519.Syndics, & non pas à l’Evèque, de juger Bcrthclier. II futjugé en présence du Vidomne, & la Sentence lui sut pro-noncée en ces termes ; “Que touchant le crime de Lezc- i4- Fevr *,, Majesté , ayant examiné les informations fur lesquelles il,, étoit accusé, ils n avoient trouvé aucune preuve suffisante,

,, qu’ainsi ils l’absolvoient & le reconnoissoient innocent de ce,, crime: mais que touchant les excès qu’il avoir commis, com-„ me batteries & émûtes, ils le condamnoient à une aman-„ de pécuniaire, suivant la teneur des Statuts.,»

Quel-

Autcur, on aioûtera ce qui fuit. LesSeigneurs dcFribourg avoient depuis long-tems presse les Sindics, de ne laisser plusopprimer l’innocence de Berthelier leurBourgeois , Sc ils avoient envoyé là-def-sus, Députation fur Députation. Bet’-thelier luì-mcme, avoit demandé plusieursfois avec instance, une Sentence définiti-ve , qui fut rendue selon les Loix, parles Sindics seuls , avec le Conseil. LesSindics, pour n'être point blâmez de pro-céder à son Jugement , malgré les dé-fenses de l’Evèque, furent bien aise defe fairfe autoriser par le Conseil Général.Ce Conseil fut assemblé pour cet effet,le dix-neuviéme Janvier ifi9. Berthe-lier s’y présenta , Sc demanda d’une ma-niéré fort pressante , qu’on lui rendit en-fin Justice. Sa demande lui fut accor-dée , Sc le Conseil Ordinaire , en consé-quence de Tordre du Général , fit citerle Vidomne Sc le Procureur Fiscal , àcomparoitre devant lui, le vingt-quatrié-me du méme mois, pour alléguer toutce qu’ils auroient à dire contre Berthe-lier , Sc pour entendre le Jugement quiferoit rendu ; mais ils ne comparurentpoint, quoi-que la citation eût été gémi-née, avec commination de procéder, tanten absence, qu’en présence. De sorte, quele Conseil, après avoir mûrement exa-miné le Procès , prononça enfin une Sen-tence d absolution , laquelle fut luë pu-bliquement de dessus le Tribunal , parle prémier Sindic, Pierre Monthyon.

L'Auteur ne disant qu un mot de Tac-ceptation de T Alliance , on ajoutera

ici quelque chose fur ce sujet ; ce quiservira de Supplément. Comme il n'yeut rien de conclu dans le Conseil Géné-ral , tenu le zz. Decembre içi8. Besan-çon Hugues continua d’agir auprès de sesConcitoyens , Sc tâcha , par les insinua-tions, de ramener à ses idées , ceux quiétoient opposez à TAlliance. Après-quoi,il retourna, sous prétexte de ses affairesparticulières, à Fribourg , Sc il agit sibien auprès des Seigneurs de ce Canton,qu’il en raporta une Lettre signée de l’A-voyer Sc du Conseil. 11 prit Toccasionde l’Assemblée gér.erale , qui se devoirtenir pour TElection des Sindics , le Di-manche 6 . Fevrier 1519., pour faire voircette Lettre à tout le Peuple. Elle con-tenoit en substance ces trois choses :i°. Que si toute la Communauté deGeneve vouloit faire Alliance avec lesSeigneurs de Fribourg, ces Seigneurs aulïïla vouloient bien contracter avec la Com-munauté de Geneve. r". Qu’ils vou-loient le faire, sens préjudicier d’un cô-té aux droits de TEvêque Sc Prince dela Ville, Sc de l’autre , aux Libériez &Franchises des Citoyens , lelquclles ilss’engageoient, a u contraire, de mainte-nir de tout leur pouvoir. Et enfin , queTune des Parties contractantes ne feroitpoint obligée de payer à Tautre de tri-but- Cette proposition plût si fort àpresque toute TAlïèmblée > que la plu-part auroient souhaité de l’accepter furle champ en tourbe , sens aucune for-malité. Mais des Citoyens , amateursdu bon ordre , ayant représenté, qu’afin

qu’il