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par lesquelles il leur donnoit commission de châtier ses Su- 15.30.jets rebelles de Geneve, qui entreprenoient fur son autorité, ^oút.Un des plus échauffez étoit un certain Monsieur d’Aluffans,qui tua un jour, dans le Païs-de-Vaud, le serviteur d’un Mar-chand de Geneve. Les Députations des Alliez vers le Ducne servoient de rien; parce qu’il ne pouvoir pas empêcherce désordre, & qu’il étoit même bien aise de mortifier lesGenevois. On eut avis que ces Gentilshommes, ayant fait Septemb.amas de Gens de guerre, avoient résolu de se rendre maîtresde la Ville, trois jours après la S. Michel, & de mettretout au fil de fépée» On dépêcha à Berne & á Fribourg d ,
& on se tint sur ses gardes.
Les préparatifs continuèrent. On eut une escarmouche avec *• Octob.eux au Fauxbourg S. Victor & vers celui de la Corraterie,jufqu’où les ennemis avoient eu la hardiesse de venir. Lanuit, ils vinrent jusqu’au pied des murailles, mais ils n’eu-rent pas assez de résolution pour les escalader. Le len-demain, ils saccagèrent le Fauxbourg Saint Leger. Quelquesprisonniers qu’on fit fur eux déclarèrent tous leurs desseins.Cependant les Alliez, apprenant l’extrémité où étoit Geneve,par les avis qu’on envoyoit incessamment, il partit de Bernesept mille hommes & douze Pieces d’Artillerie, fous la con-duite de l’Avoyer d’Erlach : de Fribourg deux mille avecquatre Pieces : & quelque tems après cinq cens de Soleurreavec deux Pieces de Canon. Deux à trois mille Volontairesíe joignirent à cette Armée. Etant arrivée à Morges, elle yarrêta quatre jours, apprenant que les ennemis se retiroient.
Dans le même tems arrivèrent des Députez de dix Cantons& du Valley, pour proposer quelque accommodement entreMonsieur de Savoye & Geneve. De Vauru Ambassadeurde son Alteílè s’approcha du Pont d’Arve, pour parlemen-
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* On députa Vandel & Lullìn à Berne dans Geneve > Sc demander un prompr& à Fribourg, pour représenter la situa- secours.
son dangereuse où l’ôn se rencontroit