2IÒ Histoire de Geneve.
J 5 30. que l’afFaîre des Bannis demeurât comme elle étoit quel’Alliance avec Geneve tint ferme : que Bonnivard fût relâ-ché 5 : que Moníìeur de Savoye payât aux trois Villes in-téressées pour les fraix de la Guerre, vingt-un mille Ecus entrois termes, dont il pourroit íe pourvoir fur l'Evêque & sesGentilshommes défobeïssans, qui ne pouvoient pas avoir levétant de soldats, fans qu'il en eût rien fçû j & qu'enfin leTraité k de S. Julien fût observé.
Le Duc ne consentit à cet appointement qu’cn ce qui lesavorisoit, & ne vouloit entendre parler, ni du payement,ni du relâchement de Bonnivard, qu’il tenoit capable degrands desseins contre lui. II élut un Vidomne & renvoyaà Geneve. pour l'y établir. Le Conseil demanda où étoientdonc les sept mille Ecus pour le tiers du payement, & pour-quoi Bonnivard n’étoit pas relâché, à quoi on n'eut aucuneréponse. Sur cela s’éleverent de nouvelles brouilleries, & l’onfit des Députations continuelles de part & d’autre pour lesassoupir.
Ces Démêlez furent cause que les Sindics songèrent â for-tifier la Ville, clorre de murailles Saint Gervais, joindre leBourg-de-Eour à la Ville, & démolir les autres Fauxbourgs ] ,
> qui
tez, eut été en partie causce par Fes Gen-tilshommes du voisinage de cette Ville,& qu’il parût que l'Eveque n'y avoir paspeu contribué , fur tout en dernier lieu,cependant comme il étoit indubitable ,que le Duc, s’il eut voulu bien sérieu-sement , auroit pû empêcher ses Sujets ,de faire les hostilitez, qui avoient causétant de dépenses, aux Seigneurs de Ber-ne & de Fribourg & à la Ville de Ge-neve , il ne seroit pas juste , qu'il fûtquitte de tous dépens. Qu’ainsi, ils lecondamnoient, à payer aux trois Villes ,Berne , Tribourg & Geneve , la somme devingt - un mille Ecus, en trois termesconsécutifs , laquelle somme il pourroitrecouvrer fur les Biens, Cenfes , & Re-venus de l’Evêque, situez dans fes Etats,& fur ceux des Geouishoaunes «M a-
voient, à ce qu’il disoit, fait la guerreaux Genevois , contre ses ordres, lui ré-servant de plus son droit contre ledit E-vêque , & les Gentilshommes , pour lespoursuivre plus avant, s’il le t ton volt àpropos.
h Les Envoyez de Savoye ayant peuinsisté fur l’Article des Bannis, les Jugesles laissèrent dans l’état qu’ils étoient.
> La Diette ne décida rien fur l’élar»gissement de Bonnivard, les Juges ayantrépondu , fur les instances que les En-voyez de Berne & de Fribourg firent àce sujet , qu’ils n’étoient point obligezde rien prononcer fur cet Article , pourlequel ils n’étoient pas assemblez.
k Traité , lisez Arrêt.
1 Ce ne fut qu’au mois de Septem-bre de l’annee J que le Conseil de*
Veux