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Tome premier.
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L I V R E I 7 . 231

Verly d’un coup d’estoc par derricre, lors qu’il montoit lesdegrez d’une maiíòn. Cetre exécution étant faite, les Dé-putez de Fribourg & les Parens de Verly s en retournèrentcontens.

Sur la sin de Tannée, Guy Furbity Docteur de Sorbon-ne, qu’on avoit fait venir de Montmeiian, prêchant les Ad-vents à S. Pierre, & parlant contre la Doctrine des Protes-tans, fut repris par Froment qui étoit retourné, & par unautre nommé Alexandre Camus, ce dernier, à cause de cela,fut pris & banni d ; mais Froment fut mis en sûreté, & lesdésordres ne ceíserent pas.

a Cependant les differens fur la Reli-gion continuoient à taire beaucoup debruit. Au mois d’Octobre , les Moinesfirent voir au Conseil des Lettres de l’E-yéque > par lesquelles il leur ordonnoitde ne prêcher que selon les anciennesCoutumes, fans aucun changement. Surquoi le Conseil leur répondit, qu’ils dé-voient prêcher 1 Evangile, fans rien avan-cer qu’ils ne puisent prouver par la Sain-te Ecriture. Un mois après , l’Evêqueenvoya au Conseil des Lettres, par les-quelles il défendoit, fous de grandes pei-nes , que l’on annonçât l’Evangile , Scqu’on lût l’Ecriture Sainte en langue vul-gaire ; ordonnant que l’on en fit unePublication solemnelle à son de Trompe,par toute la Ville. Le Conseil fut sur-pris Sc indigné dune telle défense, qui,outre quelle étoit en elle même injuste,venoit tout-á-sait à contre-tems. L’onctoit dans le tems de l’Avcnt, c’est-à-di-re , dans un tems où l’on avoit accou-tumé de prêcher l’Evangile ; Sc dans cetems même , le Chef de l’Eglilè de 6e-neve ne vouloir point que l’on s’aquitatd’un devoir si indispensable. Aulli leConseil resista-t-il à un ordre de cet-te nature. On déclara au Vicaire queles défenses, dont il s’agissoir, étant con-traires aux Articles d u 30. Mars , Sc cespeines allant contre les Privilèges des Ci-toyens, on ne pouvoit consentir à la pu-blication,

xsau.-

Les

L’Evcqtie avoit voulu défendre aux Ec-clésiastiques Catholiques-Romains de prê-cher dans les Convens de Bataìj ou deRive, comme l’on avoit accoutumé dele faire pendant le Carême ou l’Avent,dans la crainte que les Luthériens ne de-mandassent de leur côté, qu’on leur per-mit de faire prêcher quelcun de leursMinistres , ou que même le PrédicateurCatholique ne dit des choies qui favori-sassent les opinions nouvelles , coiV.meavoit fait, au commencement de Tannée,le Cordelier Bouquet. Cependant il sctrompoit à ce dernier égard ; celui quifut chargé de cet emploi, étoit un hom-me fort attaché à Tancienne Religion :c’étoit un Dominicain de Montmeiian,Docteur de Sorbonne , nommé Guy F»r-èity. 11 passoit pour un homme savant,mais il étoit extrêmement hardi Sc vio-lent. Les Ecclésiastiques le firent monterdans la Chaire de TEglise Cathédrale deSt. Pierre, contre la coutume, au lieu qu’ilne devoir prêcher que dans le Couventde son Ordre. Un de ses Sermons quifit le plus de bruit , Sc qui eut des suitesfort importantes, fut celui qu’il fit le 2.de Decembre. En parlant de ceux qui,à la mort de nôtre Seigneur Jesus-Christ,s’étoient partagez ses habits, il fit allu-sion à ceux qui déchiroient son Eglise ;tels que sont, disoit-il, les Arriens, les Sa-belliens, les Vaudoit, Sc en dernier lieu lesAJ/çmOHf, Ensuite, il cria contre ceux qui

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6 . Aout.

i.Decem,