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Tome premier.
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236 Histoire de Geneve.

1534. & sans les Députez de Berne, il y auroit eu plus de mal.Ils ne voulurent pas néanmoins les mettre bas qu’on ne fitjustice du Meurtrier, qui setoit allé cacher avec Portcry Se-crétaire de l’Evêque, au Clocher de Saint Pierre, pour son-ner la grosse Cloche à minuit: Mais les Syndics en étant aver-tis , les allèrent prendre à onze heures de nuit, & le lende-main condamnèrent Pennet à avoir la tète tranchée j ce quifit cesser la sédition s . On trouva en suite dans le Cabinetde Portery des Blancs signez avec les Armoiries Ducales, &

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qu’il prêcha , cc fut au Peuple de Genè-ve, seulement, qu’il s’adrcíla, & nullementaux Allemans, ou à d’autres ; qu’ainsi,on avoit tort de lui en faire un Procès,puis-qu’il lui étoit bien permis de se ser-vir d’expreffions sortes , pour détournerses Auditeurs d’embraíler une Religionqu’il croyoit être mauvaiíe, & qu’il n’a-voit nommé personne.

Enfin , sur le reproche qu’on lui fitd’étre venu prêcher a St. Pierre, à mainarmée, il s’en justifia, en disant; Queses Prêtres Sc les Moines du Couvent dePalais , l’avoicnt obligé de le faire , &que c’étoir à eux qu’il fuioit s’en pren-dre.

Cet Interrogatoire fini, les Envoyerde Berne conclurent contre Tu.b'ti , àdemander premierement , d ette reçus àprouver, par des témoins , les faits qu’ilsavoient posez contre lui, & qu’il nioit.Ensuite , que comme il avoitoit d’avo.rfort mal - traité ceux qui rejettoient lessuperstitions Papistiques , qui aimoientmieux obéir à Dieu qu’au Pape, qui li-soient l’Ecriture en langue vulgaire, quis’étoient déclarez Protecteurs des Minis-tres de l’Evangile , 6c que les Seigneursde Berne étoient dans tous ces sentimens,il ctoit clair qu’il les avoit eus en vùé;que les injures qu’il avoit dites, s’adres-soient à eux , Sc qu’à moins , qu’il neprouvât par la Sainte Ecriture ce qu’ilavoit avancé, il devoit, par la Loi duTalion , être puni du dernier suplice,dont il avoit déclaré dignes les Défen-seurs de la pure Religion.

Lc teste du jour fut employé à enten-

dre divers témoins, que les Envoyez deBerne produisirent. Furbiii protesta con-tre ce que ces témoins pourroient dé-poser, 6c contre toute la suite de la Pro-cédure, qu’il continua de soutenir irrégu-liere , puis-qu’ellc n’étoit point faite de-vant son Juge naturel & ordinaire. Ce-pendant , il déclara que comme, selonTordre del’ApótrcSt. Pierre, il devoit êtreprêt a répondre à tous ceux qui lui deman-deroient raison de sa Foi ; il vouloirbien soutenir la vérité de sa Religion,contre ceux qui prétendraient la contes-ter, 6c en particulier, contre les Docteursque les Envoyez de Berne avoient à leurfuite. Ses ostrés furent acceptées. Onfit venir Farel , qui disputa contre luipendant deux heures , en présence detout le Grand Conseil Sc des Envoyezde Berne. Deux jours après, la disputesut continuée; Virée s’y rencontra avecTare/, Sc fut un des tenans. Les dispu-tes furent rédigées par écrit.

f La narration que fait M. Sport dansce Paragraphe, est vraye en gros , maismoins exacte par rapport à quelquescirconstances : La Note suivante y sup-pléera.

Cette émotion survint le z. Fevrier, Scles suites en surent considérables. Nico-latPorrai, qui étoit du parti des Refor-mez, fut attaqué près de la Place de St.Pierre , 6c bielle dangereusement d’uncoup de Poignard , par Nieolaj PennetGeôlier des Prisons Episcopales. Un nom-mé Claude Pennet, qui étoit avec l’atitre,tua dans le même tems un Citoyen ap-pelle Berger, Le bruit de ces meurtres

s’étant

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