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loir dépouiller de leur Juridiction. On députa même à ceux 1534.de Fribourg, pour les apparier, mais inutilement^ car ils rom-pirent les Sceaux du Traité d’Alliance; disant, qu’ils n’en vou-loient point avoir avec les Luthériens , ni avec des gens quine vouloicnt pas obéir à leur Evêque, & renvoyèrent à Ge-nève demander leurs Lettres k .
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constance, une conduite dont il n’eut paslieu de fc repentir, & de faire enforte,que leurs Supérieurs pussent continuerdans la bonne volonté qu’ils avoient defaire service à la Ville. Que íì on leureut accordé un Ministre pendant leur sé-jour, il sembleroit à la vérité qu’il n’y-auroit plus les mêmes raisons de le fai-re prêcher après leur départ ; mais quela choie ne s étant point palìee de cettemaniéré, la Providence ayant conduit,comme ils l’avoient déja dit, d’ur.e ma.rsiere toute particulière cet événement ;ce feroit s’oppoler à la volonté de Dieu,que d’ôter au Peuple ce qu’il leur avoirdonné; qu’ils ne pourroient jamais y con-sentir ; qu’ils exhortoient le Conseil à feconduire avec ceux qui s’étoient déclarezen faveur du pur Evangile, d une ma-niéré qu’ils n’eussent pas íujet de s’enplaindre ; & de penser que l’on ne pou.voir pas aimer véritablement les Bernois,& être contraire à ceux qui faifoient pro-fession de leur Religion.
Les Envoyez de Berne s’en retourné-rent le 7. de Mars : L’on fit partir aveceux quatre Députez, C Lande Savoye , JeanLnltin > Eiietme Dadax ., & Jean d’Arhd ,pour aller à Berne & à Fribourg exécuterla résolution du Conseil. Cependant onfit dire en particulier à Tarel, 6 c à ceuxqui allaient l’entendre , qu’ils feroientplaisir au Magistrat , de continuer leursExercices dans une maison particulière,comme ils avoient fait auparavant ; maisils n’en voulutent rien faire. Les Asisemblées des Reformez continuèrent à sefaire dans l’Eglise du Couvent de Rive ,Sc le Cordelier continua aussi de prêcherà fa maniéré. 11 y avoir souvent descontestations entre les deux Prédicateurs.Tard reprenait fortement dans ses Ser-
mons , ce que la Cordelier disoit, quilui paroistoit n’ctrc pas conforme à l'E-criture Sainte; Sc les Citoyens du partiCatholique faifoient des plaintes extrê-mement vives contre Tard, Sc menaçoientmente d’excitcr contre lui du tumulte,si on ne lui impofoit silence. Le Con-seil, fans prendre aucun parti, ni contreles uns, ni contre les autres, faifoit cequ’il pouvoir pour adoucir les esprits. Ilordonna de nouveau, le 18. de Mars,au Cordelier , qui demandoit qu’il luifut permis de prêcher fur le Sacrementde l ’Eucharistie , lur la Confeljion auricu-laire , & fur quelques autres Articles, dene prêcher que de la maniéré qu’il s’étoitengagé de le faire , en n’avançant rien ,dont il ne put prouver la vérité par l’E-criture Sainte.
Deux des Députez qui avoient été en-voyez à Berne , étant revenus , raporté-rent que les Seigneurs de ce Canton n’a-voient point voulu accepter la Proposi-tion qu’ils leur croient allé faire de ter-miner les difficultez par leur entremise,Sc celle des Seigneurs de Fribourg ; 6 cqu’ils continuoient à faire de grandes ins-tances , pour avoir le payement de toutce qui leur étoit dû. Surquoi l’on écri-vit à Claude Savoye , & à Etienne Dadax.,qui étoient restez à Berne , de ne pointfaire à Fribourg la proposition qu’ils a-voient eu ordre d’y porter ; mais de secontenter d’y justifier la conduite desConseils.
k Les Fribourgeois qui avoient déjatémoigné plusieurs fois le chagrin qu’ilsavoient, des progrès que faifoit la Re-formation dans Geneve , & menacé derompre l’Alliance, si les Conseils ne s’o-pofoient fortemenr à cette nouveauté ,exécutèrent enfin ces menaces, Us s’en.
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