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Tome premier.
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âpres, il se maria á la fille d’un Imprimeur, à laquelle il 1535.donna dot.

Le jour de la Fête de Sainte Magdeleine, Farci accompa- ii.juiiict,gné d’une foule d’Auditeurs, ayant fait sonner à l’accoutuméele Prêche à Rive, vint prêcher en l’Egliíe Paroissiale de laMagdeleine <1, les Prêtres nayant pas le tems d’achever la

Messe,

les principaux ten.ms. Mais, après avoirsoutenu de leur mieux , les Dogmes del’Eglise Romaine, ils ne purent s’empê-cher de se rendre aux raisons qui lescombattoient, ôc ils furent enfin fi bienconvaincus de la vérité de la ReligionReformée, qu'ils l’annoncérent eux-mê-mes aux autres, en qualité de Ministres.La Dispute qui se fit presque toujoursen François , roula fur toutes les matiè-res controversees. Le Cordelier Bernardfaisoit à l’ordinaire le personnage de sou-tenant , comme il s’y étoit engagé : Ce-pendant Farel , Viret, 6c quelquefois mc-me Froment , prenoient fa place pour lesoulager, 6c soutenoient les Thèses. LaDispute, au reste, eut tout le succès queles Reformez en auroient pù esperer. Ilsy triomphèrent en toutes maniérés, 6cl'on vit, auslî-tôt qu’elle fut finie, tou-tes sortes de gens embraííèr en foule laReformation.

Cette célébré Dispute finit avec le moisde Juin , comme on l’a dit ci-deflus.Aum-tôt après , les Citoyens zèlez pourla Reformation, à la tête desquels étoitClaude Bernard, se présentèrent en Con-sei!. où ils dirent, qu’il paroilíoit bienclairement par tout ce qui avoit été ditdans la Dispute , que la Mcjse , le Cultede: Image :, & les autres pratiques Scdévotions superstitieuses du Papisme , é-toient contraire à la Parole de Dieu, 6c quepour rétablir la Religion dans fa pureté,il saloir nécessairement les en retrancher:Qu’auísi , la Ville , presque entiere, enavoit été tellement convaincue , qu’onavoit vû dès lors, un nombre considé-rable de Citoyens de l'un 6c de 1 autresexe, Ecclésiastiques 6c Séculiers, se join-dre au parti Reformé; Que les particu-liers ayant presque tous déclaré ce qu’ilspeafoient fur cette Dispute » il étoit tems

que le Magistrat en portât aussi à sontour, son jugement, Qu’il étoit d’au-tant plus nécessaire, qu’il ne tardât pasà le faire, qu’il faloit fermer la bouche,si l’on trouvoit qu’ils avoient tort , àceux qui crioient par la Ville, contre lesMinistres , qui en faiíoient des railleries.Sc qui se plaignoient vivement du malqu’avoit produit cette Dispute, qui avoitrenversé 6c ruiné, disoient-ils, toutes lesbonnes choses. Le Conseil , suivant lamaxime qu’il avoit constamment obser-vée , depuis le commencement des affai-res de Religion, de ne rien faire avecprécipitation , ne leur répondit rien deprécis. Il se contenta de leur dire que,quand les Secretaires de la Dispute au-roient mis en ordre ce qu’ils avoient re-cueilli, on verroit ce qu’on auroit à faire.

Cette lenteur du Conseil pouvoit bienvenir auífi en partie, de l’oposition qu’a-portoient à la Reformation ceux de ceCorps, qui étoient Catholiques; car de-puis la représentation dont on vient deparler , il se passa encore un Mois entier,avant q Ne la Dispute fut mile au net:Rose t attribué cependant , la cause durenvoi que le Conseil faisoit de se dé-clarer sur la Reformation, à des considé-rations tirées du repos 6c de la tranquil-lité publique. Si d’un côté, dit cet Au-teur, un grand nombre demandoit avecinstance , rétablissement de la pure Reli-gion ; de l’a titre , il y en avoit plusieursqui témoignoient encore beaucoup «rat-tachement pour celle de leurs Pères ; deforte que la cfainte d’exciter quelqueTrouble , ou quelque espèce de GuerreCivile entre les Citoyens, retenoit le Ma-gistrat.

q Jusques là, les Reformez n’avoientrien fait, que par la permission du Con-seil. Mais enfin , ils crurent que pour

achever

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