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i 5 40. Cette condamnation sit grand bruit & excita une sédition,s. juin. parce qssils croient des plus apparens de la Ville, & qu’ilsavoicnt de puislans amis. Jean Philippe, Capitaine général,qui avoir été Syndic de la même année, & outre cela liéd’amitié & de faction avec eux , parla fort haut, & fut lepremier Auteur de la sédition. On fe battit, & il tua unhomme de fa pertuifane. Un Allemand de son parti y de-meura aussi sur la place. Le Conseil donna ordre dallerprendre Philippe, qui s’étant enfermé dans fa maison fit quel-que résistance, où il y eut un homme de tué d’un coup d'Ar-quebuse , & fe sauva à la fin par dessus les Toits. II s’allacacher dans l’Ecurie de la Tour-Perfe, fous le foin, où ayantété découvert, il fut mené en prison. Les Syndics & leGuet raccompagnèrent, ce qui empêcha qu’il ne fut déchirépar la Populace. Sur quoi il faut remarquer ^inconstance duPeuple, & le peu de fondement qu’on 'doit faire fur son ami-tié. II n’y avoir pas huit jours que Philippe en étoit fortrespecté , & qu’il avoit plus de crédit que les quatre Syndics
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1 Cc ne fnt pas dans cette seule occa-sion que Calvin fit voir à son ancien-ne Eglise , qu’il ne l'avoit pas oubliée :Ayant apris que le Peuple de Geneven’avoit pas allez de considération pourses faiseurs; que leurs remontrances furla nécessite de réprimer la Licence & laDébauche croient peu écoutées, il écri-vit à ce sujet une longue Lettre à l’E-glise de Geneve, dattée de Strasbourgle if. Juin, par laquelle il l’exhortoitfortement à avoir pour ses Pasteurs , leségards qui font dûs aux Ministres de l’E-vangilc , lans fe trop arrêter à leurs qua-litcz personnelles. Cette Lettre est ladouzième des Lettres imprimées de Cal-vin.
H y avoit encore cette année 15J9.plusieurs personnes, soie à la Ville, loi tà la Campagne , dont les sentiment é-îoient équivoques fur la Religion , oupiûrát qui profestoient encore en secretla Religion Romaine, du nombre del-quels croient divers anciens Prêtres, qui
frequentoient dans plusieurs maisons ; ònrésolut de faire .expliquer ceux qui croientdans le cas, pour congédier ensuite ceuxqui fe déclareraient pour l’ancienne Re-ligion , la tranquillité de l’Etat & fa sû-reté ne permettant pas d'y en souffrird’autre, que celle qui avoit été établiepar la Reformation Evangélique. 11 s fu-rent apellcz pour cet éfet devant le Con-seil , au mois de Dcccmbre ; fur la de-mande qu’on leur fit s’ils aprouvoient laMesse, ou s’ils la condamnoient; la plu-part répondirent , qu’ils la trouvoientmauvaise; d’autrcs dirent , qu’ils ne latrouvoient ni bonne ni mauvaise ; d’au-tres , qu’ils n’avoient pas assez de savoirpour rien décider là dessus, fur tout lesSavans étant autant partagez qu’ils l’é-toient fur cette question; d’autres, quesi le Magistrat trouvoit la Messe bonne,ils la jugeraient bonne aussi: s’il la trou-voit mauvaise, ils la condamneraient demême ; d’autres enfin , du nombre deceux qui avoicnt été Ecclésiastiques, di-rent