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Tome premier.
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_ 282 Histoire de Geneve.

1540. quatre Syndics de l’an 1538. qu! en croient les appuis. Lesjuin. tro ; s Députez obtinrent néanmoins ensuite leur grâce, par l’en-

tremise des Bernois & de ceux de Bâle °, moyennant uneamande honorable , qu’ils firent au Conseil des Deux Cent,& une legére peine pécuniaire. Ceci fit songer à rappellerCalvin, qui étoit occupé en des Dictes de l’Empire.

* Sur le déclin de ces troubles on reçût des Lettres de l'Em-Août. pereur CharlesQuint, dattées du 8- d’Août 1540. par les-quelles il disoit avoir entendu que ceux de Berne sollicitoientGeneve à leur prêter fidélité, ce qu’il ne croyoit pas qu’ellevoulût faire, & le lui déíendoit, à peine d encourir son indi-gnation, espérant que les Bernois à qui il en écrivoit s endésisteraient, en ordonnant à la Ville de Geneve de demeureren l’obeïssance de l’Empire comme Cité Impériale, fans laisserperdre les Libertcz & les Droits que ses Prédécesseurs luiavoient accordé: ce qui ne donna pas peu de joye & deconsolation à cette Ville, qui n’avoit point recherché ces Let-tres, non plus que celles qu’il leur a volt écrites auparavant,à la naissance son fils Philippe.

1541. Le bannissement des trois Ministres fut révoqué par le

Conseil

s’expliquer suffisamment, mais qu’il étoitprêt a tenir un langage qui plairait da-vantage ; que, puis-que le Petit & leGrand Conseil voulaient, qu’il dit, quela MeJ/e étoit mauvaise, il le disoit ; maisqu’il demandait en même tems pardonà Dieu, de ce qu’il jugeait téméraire-ment des choses qu’il ne connoiíloit pas.

Cette seconde réponse n’étoit pas plussatisfaisante que la premiere : Mais, com-me rien n'est plus éloigné de l’eíprit duChriltianilme, que la contrainte, & qu’ilparoilldit dans cet homme là, beaucoupde bonne foi, & de crainte de déplai-re à Dieu , par un jugement téméraire,non feulement, on ne le pressa pas d’a-vantage ; mais le Conseil » après avoirrévoqué le bannissement qui lui avait étéprononcé, lui dit, qu’il pouvait repren-dre sa place Se ses fonctions de Conseil.

ler, dont il avoit été comme suspendu:depuis quelques jours.

0 Ce fut par un Traité qu’on apella>le Départ de Baie, que ceux dont parléici M. Spon rentrèrent en grâce. Celuiqu’ils avoient fait avec les Seigneurs deBerne, & qui fut désavoué, donna lieuà entrer en négociation avec ce Canton,fur la maniéré dont les Terres de St. Vic-tor & celles de Chapitre dévoient êtregouvernées. Cette Négociation fut lon-gue & épineuse, pendant trois à quatreans. Des Arbitres, pris du Canton dëBâle , se mêlèrent d'accommoder les dif-ficultez qu’il y avoit entre les Ville» daBerne & de Geneve, & enfin les termi-nèrent : Le Traité conclu fut approave& ratifié dans cette derniere Ville, parle Conseil General du Peuple, le ip. Fé-vrier 1544.

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