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Tome premier.
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** Bonni-vvard.

L I V K E III. 2yy

Italiens en 1 $ 51 ., & comme firent les Espagnols quelque remsaprès : mais la Reine Elizabcth ayant succédé à Marie, &fait profession de la Religion Protestante, les Anglois retour-nèrent en leur Pais, & remercièrent la Seigneurie de la pro-tection qu’elle leur a volt accordée. L’Italienne eut pour pre-mier f Ministre Maximilien de Martinengue, frere des Com-

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tit peuple, au nom desquels Sc de diversautres il dit qu’il parloir. Mais le Ma-gistrat ne se laissa point ébranler , quoi-que Perrin Sc Vandeí, qui étoient préiensá la délibération, irisent beaucoup de bruit,Sc parlaflent d’un ton fort haut. L’Ora-teur s’en retourna avec la même répon-se que le jour précédent, à quoi le Con-seil ajouta un ordre à lui Sc à la trou-pe qui l’avoit suivi, de se retirer inces-samment chacun chez soi , Sc de se gar-der de faire aucune assemblée ni attrou-pement , qui tendit à troubler la tran-quillité publique.

Ces gens là ne se payerent point deraison , ni ne délerérent à ces ordres ;Un Auteur * de ce tems là dit j Qu’ils S enretournèrent grondant dans leurs Ajlevnbleestavernieres. II y eut en effet plusieurs re-pas dans les Cabarets, où l’on s’animoitles uns les autres contre les François Ré-fugiez. On y projetta même de fairemain - basse fur eux , 8c fur leurs Pro-tecteurs. Entre ceux-ci, Je an Bandichon,fils de celui qui vivoit du tems de ladéformation, lequel avoit été fait Conseil-ler du Petit Conseil, au mois de FcvrierIf55. en place d’un des Partisans de Per-rìn qui en avoit été ôté, étoit l’un desplus marquez; Sa Maison , qui étoit l’a-zyle des François , devoir ctre pillée Scbrûlée ensuite.

Le projet étant formé, il ne restoit àPerrin Sc à Vandel qu a prendre de justesmesures pour l’exécution, Sc à se donnerpour cela le tems nécessaire; Mais ils nepurent retenir la fougue de ceux qu’ilsavoient échauffez. La Sédition éclatale if. Mai > à neuf heures d u soir, ausortir des differens repas que les gens dela Cabale avoient fait les uns avec lesautres. Us se rendirent d’abord, ayant

Perrin Sc Vandel à leur tête > au Quartierde la Fusterie, devant la maison de Bau-dichon. Quand ils y furent, ils commen-cèrent à faire beaucoup de bruit, ils ti-rèrent leurs Epées , Sc se mirent à crierque cette Maison étoit pleine d’Armes ,qu’on y avoit vit porter le jour même;qu’elle étoit austì remplie de François ,qui vouloient se jetter sur les Citoyens;qu’il faloit prévenir leurs mauvais des-seins , en faisant main-basse sur eux. LeSindic Aubert ayant entendu le bruit,vint austì - tôt fur la place > son bâtonSindical à la main , pour l’apaiscr s'ilétoit possible : II trouva les Séditieuxaux prises avec le Guet, qui vouloit lesfaire retirer ; Aubert leur fit le mêmecommandement ; mais ils n’cn voulurentrien faire , leur troupe grossissant à toutmoment. Le Sindic Aubert , qui sentitque ni lui, ni le Guet,ne pourroient pasen être les maîtres , pour prévenir qu’iln’y eut des coups donnez, ordonna auxgens du Guet de s’en aller, ce qu’ils fi-rent , Sc choisirent pour azile > la mai-son même de Baudicbon. Les Séditieuxs’en étant aperçus , les y voulurent pour-suivre, 8c pour cet effet enfoncer la porte,que les autres avoient barricadée avecune barre de fer, laquelle étant tombéedu coup qui fut donné pour rompre laporte, le bruit que la barre fit fur lepavé , épouvanta tellement la Troupe sé-ditieuse , qui crut entendre un cliquetisd’Armes, dans la prévention où elle étoitqu’on en avoit vú porter dans la Mai-son , qu’ils reculèrent tous , Sc ne Ratta-chèrent plus à cette porte ; ce qui furun grand soulagement, pour ceux quiétoient dans la maison , lesquels regar-doient leur perte comme inévitable.

Cependant les Séditieux continuant de

faire

k-555.

en ifío.f Vojtex.

ci - dejfusla Note u,pag. 190.