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Tome premier.
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■f" Le Site-dic Aubertitoit de pe-tite taille.

300 Histoire de Geneve.

tes de Martinengo, Famille illustre d’Italie. II ctoit homrmefort savant. L’Eglise dc Francfort eut quelques différons, pomrla pacification defquels Calvin y alla.

Le terme de l’Alliance avec la Ville de Berne étant exjpi-ré , Geneve rechercha de la faire renouvelles , ce qui ne

s’exsé-

faire da bruit, le Sindic Aubert redou-bloit ses exhortations, pour ics calmer& les congedier ; mais il n’étoit pas é-couté. Alors Perrin faisant mine de vou-loir aider au Sindic à apaiser le tumulte,lui dit ; Monsieur le Sindic , comme ■vousêtes trop petit "f pour bauj/er fujjìjammentvôtre Bâton , pour le fatre voir, & insi-nuer par là du refpefl au Peuple, donnex.le moi , je te leur montrerai , & je lescalmerai. 11 faisoit en même tems sesefforts pour le lui arracher des mains ,criant' de toute fa torce, Mejjìeurs, voi-ci le Bâton, obéi(fcx.-tui. Et di|òit au Sin-dic à J’oreille ; lionne - moi ce Bâton , nem’apartient-il pas autant qu a toi: Suis-tepas Capitaine - Général ; je m’en serviraimieux que toi ? Mais le Sindic résistantavec courage, à la violence que Perrinvouloir lui faire , tint si bien la marquede fa dignité, que l’autre ne la lui putroint enlever. Je fuis Sindic , lui répon-dit-il, le Bâton m’apartient , je ne m’endcjaìjirai point : Je le tiens de Dieu Ó"dn Peuple , auquel je le remettrai , & nonpas à toi.

Un autre Sindic nommé 'Pierre Bonnatque le bruit fit lever de son lit, 5c leTendre fur la place , son Bâton Sindicalà la main , ne fut pas si heureux quele Sindic Aubert; Perrin le lui enleva,comme ils monroient ensemble le Perron,pour le rendre à la Maison de Ville , oùBonna avoir fait assembler le Conseil,pour délibérer sur les moyens de fairecclser le tumulte , & où il fommoit Per-rin de se rendre. Celui-ci, lur les remon-trances de Bonna, qui lui fit envisagerles suites d’un tel procédé, lui rendit sonBâton. 11s continuèrent leur route, Bon-na à la priere de Perrin, ne dit rien auConseil de la violence qu’il lui avoir fai-te, La sédition ctoit grande dans la plu-

part des Quartiers de la Ville ; La fem-me de Vandel l’excitoit, & l’entretemoic'le plus qu elle pouvoir , au Bourg—de-Four. Le Conseil assemblé pensa auxmoyens les plus efficaces pour I’appaiilèr;Les Sindics, ensuite de ses ordres , aillè-rent dans Ics Rues , pour ordonnerr ùchacun de se retirer chez foi. Us fuirent -mal obéis, en plusieurs endroits: II sa-lut que Vandel lui-meme, qui voyoit quel’entrcprise qu’il avoir concertée avec .Per-rin avoir manqué, s’en mêlât. Ccuxx duBourg-de-Four se retirèrent austi-tòr <qu'ille leur ordonna. Ceux des autres Q'iiar-tiers ne tardèrent pas à en faire aut ant;de lòrte que dans peu le tumulte fut dis-sipé , fans qu’il y eut aucun coup dion-né , du moins aucun sang répandu.

Dès le lendemain le Conseil sut oiccu-pé à faire informer de tout ce qui s’é-toit passé. Celui des Deux Cent fut (Con-voqué , pour lui faire part de ce qui tétoitarrivé. Perrin assista dans l’un & l’aiutrede ces Conseils ; Mais enfin , sentant l’in-dignation qu’il s’étoit attirée, Sc qu’ill al-loit erre chargé par les Informations, desdémarches les plus séditieuses, il se reti-ra de la Ville avec les principaux de sonparti. Quelque tems après, Pierre Vatndelen fit autant, avec Plnlibert Berthelieer *,l’un des séditieux les plus marquez. A,prèsleur fuite, on les proclama, Sc n’aiiantpas comparu , leur Procès instruit » fis-surent condamnez par Contumace â aivoirla tête tranchée , Sc à être écartelez ; ScPerrin , avant que de perdre la vie , àavoir ia main, dont il s’étoit servi jpourenlever le Bâton Sindical , coupée. CesSentences furent exécutées par effiigie :Mais il y eut quelques autres Séditrieuxdes plus coupables , qui turent priis- Scexecutez réellement.

f- JL’Al-

* C’esi lemême dontil efi parlédans laNote pré-cédente.