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Tome premier.
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306
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— 306 Histoire de Geneve.

ISói. été repris, le condamna à mort, au grand étonnement duCriminel , qui se plaignoit qu’on lui faiioit tort d’être punipour cela du dernier supplice n . Quelque tems âpres futaulïi exécuté pour le même crime, un Banquier, qui mourutavec grande repentante, bénissant Dieu, de ce que la Justi-ce étoit si sévèrement observée.

Janvier. Le Jeune Roi Charles IX. écrivit à ceux de Geneve parun Exprès, se plaignant que la source des Divisions de sonRoyaume, venoit des Ministres qu’ils a voient envoyez en Fran-ce & prioit qu’on les rappellât, & qu’on donnât ordre qual’avenir il n’y en vint plus. A quoi ils répondirent qu a lavérité , ils n’avoient pas empêché qu’on ne vint étudier chezeux au Ministère, & qu’ils n'cuisent reçu les plus capables ;mais qu’ils n’étoient point cause des Troubles de France, &qu’au contraire, ils avoient détourné, autant qu’ils avoientpû, ceux qui vouloient aller à Amboise, n’ignorant pas queFEcriture Sainte recommande aux Sujets l’obéïisance à leurSouverain. Lc Roi ne se tenant pas satisfait de cela, ne lais-soit pas de les menacer. Le Duc de Savoyc auísi, les char-geoit d’aider secrettement ses Sujets de la Vallée d’Angrogne& de Luzerne , quoi-qu’ils protestassent de ne s’y être pointintéressez autrement, qu’en priant Dieu qu’il les délivrât dela cruauté des Soldats, qui les menaçoient.

Le Calme ayant été rendu aux Protestans de France, (queles Catholiques nomment Huguenots) les principales Villesdemandèrent des Ministres à Geneve, qui ne les refusa pas.

Theo-

jusqu’à ce qu’il ent été détermine, parun Concile Général Sc libre , quelle Re-ligion on devoir suivre , selon les Ecri-tures du Vieux Sc du Nouveau Testa-ment , à laquelle Décision on pourroitcontraindre les Sujets d'acquiescer, com-me tous les autres.

n Entre les articles de son Procès, ily en a un allez singulier, Sc qui contri-bua aparemment, à déterminer ses Jugesà prononcer contre lui une Sentence demort. C’est qu’il avoir depuis quinze

ans, une figure empreinte fur du verre,qu’il apelloit un Diable familier , par lemoyen duquel, il s’étoit vanté de savoirlgí. infidellitez que sa femme enrrepren-droit de lui faire , ce qu’on regardoitcomme une espece de sortilège , laquel-le figure il avoit gardée depuis ce tems-l.\, quoi-que le Conseil Sc le Consistoire,qui furent auíïï-tôt informez de cetteaffaire , lui eussent ordonné de briser leDiable familier.

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