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dicîs r , quï avoit gagne les Syndics en ayant été sollicitée 1566.par le Pape. Mais Scaliger, qui étoit alors à Geneve, estplus croyable. II dit donc, dans le petit Livre intitulé Sca-ligeriana^ que Spiíame fut décapité pour avoit entretenu chezlui une lemme trois ans durant, Ion mari même étant encorevivant, & que ce tut Monsieur Servien, à qui il rendoit desmauvais offices auprès de l’Amiral de Châtillon, qui lut cau-se de sa perte, étant venu exprès à Geneve pour l’accuser.
Le Duc Emanuël Philibert, qui avoit long-tcms pressé les 1567.Bernois de lui restituer ses Terres, fit tant par Pentremisé del’Empereur, qu’ils lui relâchèrent les Bailliages de Gex, Gail-lard & Terny, avec le Chablais s , à condition qu’ils demeure-roient en letat qu’ils étoient alors, dans l’exercice seul & li-bre de la Religion Protestante, ce qu’ii n’obíerva point étantentré en polie, sion c . ' Le Païs-de-Vaud demeura à ceux deBerne, comme leur ayant été hypothéqué par la Sentence deSaint Julien & de Payerne, en cas qu’il y contrevint.
Le Duc d’Alve devant passer en Savoye, & près de Ge-neve , Emanuël Philibert voulut se servir de cette conjonctu-re favorable pour s’emparer de Geneve, & sit grande levéede Soldats deçà & delà les Monts u . Le bruit de son entre-
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rentré dans la possession des Bailliages,dont il s’agit ici, il en bannit la Reli-gion Protestante, ou que dit moins, ilinquietta ceux qui la professaient j ce quin’est point conforme à la vérité. CetteReligion ayant été conservée dans le Cha-blais , & dans les Bailliages de TernierSt Gaillard, jusqu’à l’année i;s8. , quela Religion Romaine y ayant été préchee,y fut reçúë par la plus grande partie desHabitans , comme M. Spon le dit lui-méiiie dans la fuite. Pour ce qui est duPais de Gex , qui , après avoir été poste- .
dé pendant dix ans par les Genevois,fut cédé ensuite à la France, la ReligionProtestante n’en a été expulsée qu’en 1685.lors de la révocation de l’Edit de Nantes.
u Les mouvemens qui avoient com-mencé dès Tannée précédente dans les
Pais-
r Catherine de Medicis ne se mêla enaucune maniéré de cette affaire , & lefait que M. Spon débite, que cette Rei-ne avoit gagné les Sindics, est contraireà la vérité.
<" Le Traité conclu entre le Duc deSavoye & les Bernois à Lausanne > aumois d’Octobre 1564., duquel on a par-lé ci-devant, ne fut exécuté qu’au moisd’Août de Tan 1567. après que les Trou-pes que le Duc d 'Albe commandoit, &dont parle M. Spon dans Tarticle suivant,furent passées ; de forte que pour obser-ver exactement Tordre des tems ; cet Ar-ticle auroit dû être placé avant celui dela restitution des Bailliages » au Duc deSavoye.
‘ II semble par ce que dit M. Spon ,qu’aussi - tôt que le Duc de Savoye sut