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Tome premier.
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Livre 111. 335 _

leríe, à Rentrée de la nuit, commandez par !e Sieur de Gui- 1589.try C entil-hommc François, Chevalier des Ordres, qui y avoirété envoyé pour- cet esset par le Roi avec le Sieur de Bau-jeu pour Aide de Camp. Ces Troupes se saisirent cette mê-me nuit du Château de Monthoux, ayant enfoncé la porteavec le Pétard. Sur le matin, elles prirent la petite Ville deBonne avec son Château à Rentrée du Faucigny. De là pour-suivant leur pointe le long de la Riviere d’Arve, elles rom-pent les Ponts des Tremblieres & de Buringe, pour couper

passage

Fevrier de l’année i;89- II vit quelques-uns des principaux Magistrats, auxquelsil rit connoitre qu’il avoir ordre de di-re aux Seigneurs de Berne , que le Roiion Maître ne trouveroit point mauvaisqu’ils pristent les armes, & qu’ils se jet-tastent sur les Etats du Duc de Savoye,auquel cas il s’engagcoit à leur fournirdes Troupes, tant en Cavalerie qu’Infan-reric, à la charge qu’ils retiendroient JePais qu’ils saisiroient, jusques à ce qu’ilsfulsent remboursez de tous les fraix qu’ilsauroient faits : Et pour ce qui regardoitGeneve, Sanci les astura de l’affection duRoi pour cette Ville, & de la disposi-tion où Sa Majesté étoit, non seulementde maintenir le Traité de Soleurre , quiavoir été sait pour fr conservation, maisde faire encore beaucoup au - delà en fafaveur; fur quoi il ne pouvoir pas s’ex-pliquer plus avant pour lors, mais qu’ondevoir compter, que dans peu il arrive-roit de grandes choses , qui mettroienrau large la République.

Ces discours firent beaucoup d’imprefi.lion fur les esprits , que les diverses en-treprises des Savoyards , Sc les vexa-tions qu’on eíîùyoit depuis long-tems deleur part, avoient indisposez. On se déter-mina même dès lors , à faire des levées dedivers cotez, pour former quelques Com-pagnies: On nomma les Officiers qni dé-voient les commander ; Le Sr. Jean deChâtiment Sg r . de Guitri , GentilhommeFrançois, fut choisi pour en être le Général.

Sur les propositions que Sanci avoirfaites, de la part du Roi, aux Seigneursde Berce, ils aycient ykerr de prerer cent

mille Ecus, pour faire ces levées, & San-ci s’étoit engagé à leur laillèr le Pais,dont ils feroient la conquête, qu’ils gar-deroient pour astùrance de leur créance,à moins qu’ils n’aimaffent mieux faire laguerre pour leur compte.

Pour confirmer les Genevois dans leseíperances qu’il leur avoir insinuées , illeur écrivit de Berne , vers le milieu dumois de Mars, qu’il ne laifferoit rien enarriéré de ce qui fourrait contribuer à leuravantage, qu’il étendrait les bornes de leurTerritoire , les exhortant à prendre cou-rage, & à faire tous leurs éforts pourtenir tête à fennemi, renvoyant à s’ex.pliquer plus particulièrement avec eux ,à son arrivée à Geneve, qui seroit au pre-mier jour.

Ces exhortations de Sanci firent leureffet. On disposa dans Geneve toutes -choses pour la Guerre ; on fit la revuede ce qu’il y avoir dans la Ville de gensen état de porter les- armes ; on fit hâ-ter la marche de trois Compagnies, qui -avoient été levées dans le Comté deNeufchâtel. On en leva mie à Zurich.

L’argent étant le nerf de la Guerre, onpensa aux moyens de s’en procurer ; San-ci, bien loin d’en offrir, avoir demandéqu’on lui fournit, pour les commence-mens, au moins vingt mil lé Ecus , quela Seigneurie ne put point lui accorder ,

& qu’il trouva cependant chez des parti-culiers: Du moins Mêlerai aptes De Thou, ^Mezerai,dit, qu’il en avoit tiré des Banquiers Ita- Histoire deliens qui étaient à Geneve , tant jur son France ,crédit, que sur des pierreries de grande va- Tom. q,leur, q u’il avoit appariées avec lui*. La P a 8 - 784*

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