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Cependant le Duc s’avançoît avec son Avant-garde de 1589.1500. Fantassins & 5CO. Chevaux, pour attaquer Je Fort que m. Mai.les Genevois avoient commencé delever près du Pont d’Ar-ve. On fit une sortie fur eux , & on les contraignit de seretirer en désordre avec les Pétards & les Echelles , qu’ilsavoient préparez, fans aucune perte de ceux de la Ville, quifirent prisonnier un Trompette de Sonas. Les ennemis firentensuite deux tentatives fur le Château de Terny, où ils per-dirent Charles de Grenoble, un de leurs Commandans.
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point de moyen de retenir le Sr. de San-ci. Celui-ci vint dans le même tems del’Armée à Geneve, où ayant fait témoi-gner au Conseil, qu’il souhaitoit d’avoirun entretien avec quelques uns de tonCorps, Varro & Rose t lui furent envoyez.
II leur fit connoitre fans détour, que sonparti ctoit pris, de faire palier l’Armceen France. Après quoi, il leur dit, quec'étoit aux Seigneurs de Geneve à pen-ser à ce qu'ils avoient à faire ; Que laGuerre ne pouvoir plus être déformaisoffensive, qu’ils dévoient te déterminer,tant fur le nombre des Troupes dont ilsauroient besoin pour leur défense , quefur les Places qu’ils voudroient garder,
& celles qu’il leur convicndroit de razer.
Surquoi il ouvrit fa pensée ; 11 dit à Ro-set & à Varro, que la Repttblique avoir in-térêt à fortifier & à bien garder Bonne,parce que le gros de l’Armée des Sa-voyards étoit du côté de cette Place »mais qu’il saloir abattre le Château deGaillard , de même que ceux de S. Joi-re Sc de Marcossey. Qu’il étoit très-im-portant de fortifier, le mieux qu’il feroitpossible, le Fort d’Arve ; mais qu’il nesaloir laitier subsister aucun des Châteauxqui étoient au - delà de cette Riviere »parce qu’il étoit impossible de les garderni de les secourir. D 'Erlaeh Sc le Ban-deret de Suren fe trouvèrent à cette con-férences Sanci leur donna aulsi ses avis,fur ce qu’il croyois convenir au bien desaffaires de leurs Supérieurs , par raportaux Conquêtes qui leur dévoient appar-tenir. U dit, qu’il saloir qu’ils fe bor-nassent à ce qui étoit pris, fans rien en-
trepren-
qu’il étoit obligé de faire passer en Fran-ce, l’Armée qu’il commandoit, ils en fu-rent fort surpris : Ils dirent qu’une sem-blable démarche étoit contraire à la Capi-tulation ; puis-que par là, ils fe voyoientcruellement exposez Sc abandonnez aubesoin. Sanci répondit là-dessus, que lanécessité obligeoit le Roi à appeller l’Ar-mée qu’il avoir levée, en France, pourrésister à (es ennemis. Qu’il n’abandon-neroit cependant pas la Guerre commen-cée en Savoye, que les Seigneurs de Ber-ne Sc de Geneve pourroient la continuer,aux dépens de Sa Majesté , en avançantl’argent; Que le Pais ne demeureroit pour-tant pas dégarni de monde , puis-que sil’on avoir besoin de mille ou de deuxmille Arquebuzieis François, il les pour-rait faire venir.
Il salut que les Bernois fe payassent, àleur grand regret, de ces raisons, bon-nes ou mauvaises. Sanci partit auísi-tótde Berne , pour revenir à l’Armée enChablais. Quand il y fut arrivé, les Sei-gneurs de Geneve, qui avoient apris quelétoit son‘dessein, lui écrivirent pour l’endétourner , s’il eut été possible, Sc leprier en tout cas , de pourvoir à leurfureté , en lui représentant la justice dela chose, l’état où il les avoit trouvez áson arrivée , celui où il les laisseroit ;comment il les avoit engagez dans detrès grandes dépenses, Sc dans une Guer-re fort dangereuse : Quelques jours aprèsle Banderet de Buren vint à Geneve,pour conférer avec les Seigneurs de cet-te Ville, fur les mesures qu’il s’agiroitde prendre, Sc pour voir s’il n’y auroit