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.3589. Les Genevois abandonnèrent en même tems Marcossey,*7.Mai. après y avoir mis le feu, pour être trop difficile à secourir:étant éloigné de quatre lieues. Les Savoylïens vinrent né-anmoins éteindre le feu , & y trouvèrent encore quelquesprovisions. On en sit de même de quelques autres Placesde peu d’importance, & on se contenta de garder Bonne &Monthoux. Les ennemis se ressentant du traitement qu’onavoit fait à leur Pais, firent le dégât au Bailliage de Terny.Le Duc même vint en personne avec deux gros Canons &quatre pieces de Campagne, devant , 1 e Château de Terny ,qui n’étoit qu’une Tour antique non flanquée & feulementavec une muraille fort épaisse. Les assiégez ayant refusé de1. juin. se rendre à la sommation qu’on leur sit, la Batterie commen-
ça,
treprendre de nouveau. Qu’ils seroientbien d’abattre Yvoire & Baleyson, Sc demettre Garnison à Verfoy. Qtfil leurconseilloit, pour ne pas faire des fraixinutiles, & pour ménager le monde, dontils n'aitroient pas à l’avenir une si gran-de quantité à leur disposition, de ne con-server que les Places les plus cíTenticlles,Sc qui pouvoient mettre le Pais conquisà couvert des insultes de l’cnnemi.
Quelques engagemens qu’eut Sanci, dene pas abandonner en si beau chemin,ceux qu’il avoit engagez à la Guerre,on n’étoit pas dans une situation à luipouvoir faire la Loi ; ainsi il n'auroitpas été de la bonne politique, de pren-dre la chose d’une autre maniéré quel’on fit, c'est-à-dire avec patience; Cefut l avis du Conseil Ordinaire. Et com-me la séparation des Troupes , comman-dée par ce Général , pouvoit faire unmauvais elfe t, Sc décourager considéra-blement les Citoyens , le Petit Conseiltrouva bon d'alsembler celui des DeuxCent > pour l'inlormer d’un côté, de Pé-tât des choses , rassurer ceux qui au,roient pú regarder la situation, où laRépublique fe rencontroit , comme dan-gereuse , Se pour faire voir la nécessitéindispensable où l’on étoit, de continuerla Guerre. Cbenelat premier Sindic, ditdonc, «Que fï l’on lîppelloic les motifs
«qui avoient porté les deux Villes Al-«liécs à l’entreprendre , Sc les choies é.«tant engagées comme elles letoient, il«n’étoit pas possible d’en revenir; Qu’ain-joli, les Armes qu’on avoit prises, ayant«eu, par la bénédiction de Dieu, de très«heureux commencemens, & la Ville se«voyant delivrée de ce qui l’incommo-«doit le plus, par la prise de Ripaille,«forteresse qui lui sermon le passage des«Vivres & du secours du côté du Lac ,«Sc par celle des Galères qui y étoient,«qui avoient été brûlées & consumées ;«le Conseil Ordinaire avoit crû , de mê-»me que les Seigneurs de Berne , que«l’Armée qui avoit fait de si grands pro-«grès, anroit dit continuer de faire la«Guerre au Duc de Savoye, ce qui a-«voit aussi été le sentiment de M. denSancì, comme il l’avoit témoigné; mais«qu’il n’en avoit pas bien été le maitre,«soit parce qu’il lui avoit falu suivre les«ordres du Roi, soit parce que les Trou-«pes Suidés, Sc fur tout celles du Cau-«ton de Soleurre , n’avoient pas voulu«faire un plus long séjour aux environs«deGeneve, alléguant qu’elles n’y étoient«venues , que pour passer en France , Sc«que voyant les forces de l’ennemi, el-«les avoient demandé" avec instance de«taire le voyage , pour lequel elles a-«voieut été levées ; Qu’on ne pouvoit
PAS