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Tome premier.
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_ 350 Histoire de Geneve,

z z 8y. ris rie Geneve pour lui aller 6onner une trousse, eurent enrêre rroîs mille Fantassins Sc mille Ghevaux, conrre lesquelsils ne laissèrent pas de se battre si rudement pendant quatreheures, qu’ils en mirent deux cens fur la place, & plusieursCapitaines & personnes de marque, entre lesquels fut le Com-te de Salcnove Maislre de Camp, un des plus braves de l’Ar-mée. II avoir juré qu’il entreroit ce jour là dans le Fort:auísi y entra-t’il, y étant apporté mort, de même qu’un au-tre Comte Espagnol. Du côté des Genevois , ce fut unemerveille qu’ils n’y perdirent que deux soldats, Sc n’eurent

que

nécessaires dans les circonstances où l’onse rencontroit j Mais fur l'offre que San-ci avoir fait, de laisser en échange à laSeigneurie , une quantité de Métal plusconliderable, que celle dont étoient com-posez les Canons, dont on vient de par-ler, de laquelle on pourroit Taire desPieces plus grosses, Sc plus propres, parconséquent, pour la défense des Places,on crut ne pouvoir pas lui refuser sademande. Rofet , De la Maijon neuve,& Chevalier, suivi, de trente Cavaliers,accompagnèrent Sanci , le i s. de Mai,jusqn’aux Frontières , Sc lui firent lescomplimens de la République. De là ilprit avec Ion Armée, Sc Guitri, qu’il em-mena avec lui, la route de Neufchâtel,d’où il alla ensuite dans la Comté deMontbeliard ; de là à Langres , d’où ilne lui fut pas difficile de joindre l’Ar-mée du Roi , qui fit à Sanci Sc à sonmonde, dont il avoir un grand besoin,tout ('accueil imaginable. Sanci , a ureste , avoir fait clperer, en partantde Geneve, qu’il paileroit par la Fran-che-Comré, d’où il fe proposoit de fcjetter fur la Breste, pour attirer les for-ces de l’ennemi de ce côté là , ce quiauroit fait une diversion avantageuse.Mais il lui salut abandonner cette pen-sée, fur lavis qu’il eut que le Duc deNemours , qui étoit alors Gouverneur deLion pour la Ligue, avoir assemble fesForces, avec une partie de celles de Sa-voyc , pour l'attendre fur Ion passage,& lui jouer un mauvais coup.

11 ne resta qu’envixon neuf cens hom-

mes aux Seigneurs de Geneve , à leursolde , pour garder le Pais conquis quidevoir ensuite leur demeurer , selon leTraité fait avec Sancy. Ces Troupes é-toient distribuées dans toutes les petitesPlaces Sc les Châteaux qu’ils avoient pris.N’ayant plus d'Officier étranger de dis-tinction , pour commander Sc diriger lesAffaires de la Guerre , car Guitri, Ville-neuve Sc Beau/eu avoient suivi Sanci enFrance, il salut chercher dans la Ville,dequoi remplir le vuide qu’ils laissoient;on ne put pas le faire par des gens quieussent autant d’expertence , Sc qui en-tendissent le métier de la Guerre aussibien qu’eux ; mais en échange , on pou-voir rencontrer des Sujets, & on en ren-contra effectivement qui íupléérent a udéfaut de ces qualitez militaires, par uncourage intrépide, Sc un amour si grandpour la conservation de la Liberté de laPatrie , qu’aucun obstacle n’étoit capablede les rebuter, ni de les arrêter. Le Sin-dic .'imi Varro, fut choisi pour Généraldes Troupes de la République, Jean l~)u-villard Conseiller , pour son Lieutenant,Anarlon Sc Barrillet , aussi Conseillers ,pour Sergens-Mnjors , ils dévoient exer-cer cette Charge à tour de Rôle : 11 res-ta des Troupes de Berne pour garder lePais de Gcx Sc le Chablais , cinq Com-pagnies de trois cens hommes chacune,commandées par le Colonel á’Erlacb ;outre lesquelles, les Seigneurs de cetteVille là envoyèrent bien-tôt après, troismille hommes.

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