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de ces Troupes, opinoit qu’il nc fallolt pas s’avancer, mais j 591-attendre le mouvement des François, pour ne les prendrequ’avec avantage, se promettant ou que le manque de vi-vres les feroit retirer, ou que s’ils s’engageoient plus avantdans la Savoyc, la défaite en leroit facile. Dom Amedée ,goûtoit fort ce sentiment. Mais Sonas, le Marquis de Tr ef-fort , & le Comte de Chateauneuf, qui a voient plus de feuque de plomb à la tête, & qui lavoient la foi bielle de leursennemis, dont une partie s etoit retirée à Geneve, furent d’a-vis qu’on s’avançât fans perdre tems, alléguant qu’il y avoitplus d’honneur & davantage à châtier les François, qu a at-
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pes de Bled, pour fournir pendant quel-que tems , à l’entretien de ces nouvellesTroupes, ce qu’on lui promit. On leremercia auíli , de ce qu’il vouloir bienrester encore quelque tems avec les sien-nes , comme on l’en avoit prié.
Guitri arriva à Geneve, ainsi qu’il l’a-▼oit fait efperer. le r-. Janvier, avecAnglurt Autricotert , ion Lieutenant, a latête de quinze cens hommes de pied »Sc de trois cens Chevaux. Le lendemainde l'on arrivée, il eut audience dit Con-seil Ordinaire, où il produisit la Com-mission que le Roi de France lui avoitdonnée, de commander les Troupes queSa Majesté envoyoit att secours de Ge-neve, Sc pour faire la guerre au Duc deSavoye : & âpres avoir assuré le Con-seil de l’affection du Roi son Maître, &excusé le retardement de l’envoi du se-cours , fur divers contre - tems qui l’a-voient empêché , il pria le Conseil denommer quelques uns de son Corps ,pour conférer fur ce qu’il y avoit à fai-re avec lui, & les Srs. de Sand, de Lur-Gfrii Sc de Conforgien. On le remerciadune maniéré proportionnée à l’impor-tance du service qu’il rendoit à la Ré-publique , Sc l’on nomma pour dtlibereravec ces Seigneurs François, des opéra-tions de Guerre , qu’il y auroit à faire,les Srs. Du Villards, Ghabrey , Rose r ScGhenelat.
La résolution qu’ils prirent tous en-semble, fut daller reconquérir le Cha-
blais. Après que les Troupes nouvelle-ment arrivées se furent reposées deuxjours, elles partirent dans ce dessein, deGeneve , sous la conduite de Guitri , lepremier Fevrier, avec les vieilles Com-pagnies, Sc celles que Sand y avoit a-ntenées fur la fin de Tannée précédente.
Comme elles sentoient astèz que leurChef n avoit pas dequoi fournir a leursolde, elles voulurent savoir, avant qu’al-ler plus loin, comment elles seroienrpayées. Elles prétendoient que la Sei-gneurie s’engageât àjeur faire compterí’argent qui leur revenoit pour leurs Mon-tres du passé, & celui qui leur feroit dù-pour Tavenir ; & là dessus on leur pro-mit, qu’au cas que les gens du Roi neles satisfissent pas, la République le fe-roit selon ses facultez. Guitri fit meneravec ses Troupes, cinq pieces de Canon,les mêmes qui avoient été prises fur lesSavoyards à Versoy, quinze mois aupa-ravant. Outre ces Troupes, mille oudouze cens SuilTes , qui étoient dans lePais de Gex * , passèrent en Chablais, * C’étoientoù ils exercèrent diverses violences. Cet- tes mêmeste petite Armée prit la route de Thonon. qu! étoient11 saisoit alors un froid des plus vifs. venus avecEtant arrivée devant cette Place , elle Sanci.-somma la Garnison, qui étoit composéede deux cens cinquante hommes , de serendre. Ce que n’ayant pas voulu faire,elle fut bien tôt forcée, cette Ville étantmal fortifiée, & hors d’état de résister àdes Troupes autant nombreuses, que cel-les