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Valais j qui vinrent exprès pour en traiter avec la Seigneu-rie n .
Le Baron de Conforgien étant revenu à Geneve avec quel-que Cavalerie, sit faire les vendanges vers Bonne, au commen-cement d’Octobre, fans que le Baron d’Hermance qui étoitplus fort, osât l’en empêcher, fe souvenant de celles de l’an1590. qui lui avoient été fi funestes 0 . Il surprit ensuite laBonncville, fit des courses jusqu a Annecy, & battit trois
Corps-de-Garde au Fauxbourg
mencé, Sc comme ayant eu la principa-le part aux entreprises , qui avoient étéformées contre la Ville de Geneve , & JePaïs-de-Vaud, ce qu’il ne désavoua point;mais il soutint, en même tems, qu’il n’a-voit fait en cela, qu’executer les ordresde son Maitre. Sa rançon, qui avoir étéfixée à vingt-cinq mille Ecus , fut mo-dérée à huit mille, à la requete des Ha-bitans de Thonon, Sc par l’entremise en-suite des Envoyez de Vnley, comme ledit M. Spon.
n Les Genevois, après la prise du Ba-ron d'Hermance Gouverneur de Chablais,furent entierement Maîtres de cette Provin-ce, laquelle ils mirent sous contribution.
La Guerre ayant épuisé la Ville d’ar-gent, on eut recours à divers expe-diens pour en trouver , soit en augmen-tant quelques impôts, Sc par un empruntde 6000. Ecus, fur la généralité du Peu.pie , soit en reformant une partie desCompagnies, qui étoient au service dela République. Le Sr. de Cbaumont , quiles commandoit , se retira au mois deNovembre.
0 On supléera quelques faits qui man-quent à l’Histoire de cette année IJ92.,par les remarques suivantes.
Depuis Pouverture de la Guerre , l’e-xercice de la Justice, entre les Particu-liers , avoir été comme fulpendu : Maiscomme la grande violence de ce Fléauavoit passé. Sc qu'on commençoit depuisquelques tems à respirer un peu, les Con-seils crurent qu’il étoit tems que la Justice reprit son cours : Des le mois de Mai,les Tribunaux furent rouverts, & on per-
de la Roche P. Après quoi,D d d 2 du
mit aux Créanciers, qui n’avoient pû justqu’alors exercer leurs actions contre leursdébiteurs , de les poursuivre. On com-mença austì, dans le même tems, à payerles apointemens aux Seigneurs du PetitConseil, qui n’en avoient reçu qu’unetrès petite partie, depuis la Guerre. Onrétablit la Profession en Droit, qui avoitété comme fuprimée depuis quelquesannées, & au lieu d un seul Professeur ,on en apella deux > qui furent JaquetL c fl Conseiller, & David fils de GermainColladon.
11 importoit fort à la République (sa-voir la ratification du Roi Henri IV.,du Traité qu’Elle avoit fait avec le Sr.de Sanci, au mois d’Avril r 589. : Et c’estce que Chevalier , qui fut envoyé à csPrince en 1592., obtint de lui. L'Acteest datté à St. Denis , du 20. Octobrede cette année.
P Au commencement de l’année sui-vante i spz., le Baron de Conforgien fitune course jusqu a Anneci , à la tête dequatre-vingts Chevaux. Quand il fut prèsde cette Ville , il envoya quelques unsde ses gens vers le Fauxbourg , où ilsprirent sept prisonniers, qui furent ensui-te emmenez à Geneve, Sc quelques Bê-tes à corne , avec quelques Chevaux. Le2Z. de Janvier, une Compagnie de Cava-lerie ayant fçû qu’on vouloir jetter desVivres dans le Fort de Sainte Catherine,épia le tems qu’on devoit les y faire en-trer , & saisit environ trente coupes debled , qui furent emmenées à Geneve,Le lendemain, le Capitaine d une Com-pagnie d’Infanterie, fit une autre expé-dition,
1591 .
1592 .
Octobre.
Novemb.