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s’étoit charge, l’eussent rendu méconnoiíTable & peu propre 1596.à charmer une femme. Le mari a beau jurer que c’est bienlui-même, elle n’en veut rien croire. L’affaire produit un Pro-cès, dans les formalisez duquel il prouva si bien qu’il étoitle mari de cette femme, quelle mème avoua, qu’il n’y avoitque son mari qui pût être informé de tant de menues par-ticularisez. L’ayant donc reconnu pour son mari, elle vécutencore assez long-tems avec lui.
L’an 1597. le bruit sepandit en Allemagne, en Hollande 1597*& en Italie, que Théodore de Beze avoit rétracté fa Reli- Septeinb 'gion en plein Sénat, ayant exhorté la Seigneurie à fe récon-cilier avec l’Eglife Romaine. Que par un spécial Mandementdu Pape, l’Evêque l’avoit absous avant fa mort, & qu’en-fuite, la Ville avoit fait une députation folemnclle à Rome,pour prêter l’obéïssance au Pape : ce qui fut cause que deplusieurs endroits d’Italie, on courut à Rome pour voir cesDéputez.imaginaires. Cependant, tout cela n’avoit aucun fon-dement , & Beze ne mourut même que cinq ou six ans après.
Un bruit plus solide commença à se répandre de la paix en-tre le Roi & la Ligue. On étoit dans ^incertitude si Geneve
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Mars de Tannée 1597., dans le tems qu’ily faisoit les affaires des Seigneurs de Ge- * te mime,neve ; le Roi leur écrivit, qu'il prenoit a,„si quepart à la perte qu’ils avoient faite d’un f es Desctn .Magistrat de ce mérite : 11 avoit obte- datu , sontnu, Tannée avant fa mort, de Henri IV. iU jJÌ cou-des Lettres de Naturalisé, en faveur des nus fou, leGenevois, qui portoient que les Citoyens, nû m deBourgeois, Habitans Sc Sujets de Gene- Dauphin,ve, feroient traitez à Tavenir, en France, <& c’ejl parcomme les François naturels , tant pour ee mèmele droit de Naturalisé, mourans en Fran- n om quece, Sc y laissant des Biens, que pour ce- Françoislui de succession, ayant à hériter de ceux De Cha-qui y font morts. Franfois De Chapeau- peaurou-rouge * Sindic, fut nommé pour aller à ge fera fou-la Cour de France, veiller aux intérêts vent défi-de la République, à la place de Cheva- gní ci-ller. âpre t.
eut Tannée suivante, une espèce de rup-ture, entre la France Sc la Savoye ; Lef-dlguierei Gouverneur de Dauphiné , s’c-tant rendu maître de la Mattrìenne , Scayant remporté plusieurs avantages con-sidérables fur les Savoyards. Les Gene-vois ne voulurent point entrer dans cet-te querelle, ayant au contraire, nonobs-tant cette rupture , continué la Trêve,en quoi le Roi de France aprouva leurconduite. Ils avoient d’un autre côté,été souvent sollicitez , de s'entendre avecle Duc de Savoye, Sc en particulier. parles Cantons Protestans ; mais ils Tavoientconstamment refusé : On répondit, qu’onne fe détacheroit pas du Roi, Sc qu’onne traitèrent point avec le Duc fans SaMajesté.
Chevalier mourut à Paris au mois de
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