'404 Histoire de G e n e v e.
Ij98. y seroit comprise 7 : car les Sujets du Duc faifoient quelquesMai - actes d’hostilité, ayant enlevé du bétail aux Genevois, à cau-se dequoi on arrêta des Espagnols de leurs Troupes, qui setrouvèrent alors dans la Ville. Ils avoient aussi enlevé dansle quartier appellé Michaille, le Ministre Oíée André, &représailles, on arrêta à Gcncve le Comte de Salenove.
Deux jours après, Dom Philippin bâtard de Savoye, entraavec une fuite médiocre dans la Ville, où il fut fort cares-sé, n épargnant pas de son côté les bonnetades. II s’en retour-na le lendemain, & promit de faire relâcher Osée André,fur quoi on mit en liberté, par avance, le Comte de Sa-lenove i mais pour tout cela, le Ministre ne fut point délivré,& ne l’auroit apparemment pas été de long-tems, s’il ne fefût adroitement évadé.
La Paix fut enfin conclue entre le Roi de France , leRoi d’Efpagne, & le Duc de Savoye , dans laquelle furentauísi compris les Suisses & leurs Alliez , & ainsi tacitementGeneve leur alliée ; comme le Roi le déclara ouverte-ment de bouche, & par Lettres expresses , entendant quele Duc retirât son Armée d’auprès. Le Duc qui disoitquelle n’y étoit pas comprise, n’ayant point été nommée com-me les autres Villes, ne voulut pas répondre par écrit, de peurde préjudicier à ses prétentions fur la Ville, & en fit seule-ment retirer ses Troupes, qui passèrent en Lombardic. Mon-sieur de Villeroy, dans la copie imprimée du traité de Paix,
avoit
r Les choses avoient changé de face,en faveur du Duc, en Maurienne : CeTrince ayant repris cette Province furLesdiguieres, au commencement de Tan-née l 598. : Quelque teins après , desTroupes de Savoye aprochérent fort prèsde Geneve ; Et dans le même teins , oneut des avis de divers endroits, qu’il yavoit une entreprise fur le Tapis, de lapart des Savoyards, de laquelle à'Albi-gni devoir être le Conducteur. Toutesces circonstances causèrent de Tinquiétu-de, & donnèrent lieu à une Conférencetenue à Nion , le 14. Avril , entre des
Envoyez des deux Villes alliées, Berne& Geneve : On prit austì diverses mesu-res pour la fureté de la Ville ; on ren-força la Garde, & Ton tint pendant longtems la Porte de Rive fermée, parcsqu’on recueillent des avis qui venoient,que c’étoit ur cet endroit là , que lesennemis voufoient surprendre la Place.Ces craintes durèrent > non feulementjusqu a la publication de la Paix , maisencore pendant quelques semaines ensui-te , & jusqu a ce que le Duc eut faitretirer ses Troupes des environs de Ge-nève, Si de ses Etats deçà les Monts.
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