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Tome premier.
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—_ 410 Histoire de Geneve

1 600. pressoit la restitution f > voulut faire glisser dans les propositionsMatthieu d’accommodement, que le Roi se désistât de la protection dçìw*»Í 3* Geneve. II employa l’Evêque de Modene Nonce du Pape,pour en parler à Sa Majesté. Ce Prélat ayant pris son tems,lui dit qu'i'l y avoit un milieu pour terminer l’afFaire quelleavoit avec le Duc de Savoye. Que la même raison qui vouloirque le Duc lui rendit son Marquiiar, insinuoit que Sa Majesté nedevoir pas empêcher de son côté, que Son Altesse n eût ce quilui appartenoit de droit. Le Roi le lui accordant,-il en tiracette conséquence: que la Ville de Geneve appartenant auDuc j & que rien n’empêchant qu’il n’y rétablit l’autQrité ,que ses Peres y avoient eûë, si ce netoit la protection de S.M. il est raisonnable que s’il vous rend , dit-st au Rpi, le

xdits Alliez Sc Consederez desdits Sei-gneurs des Ligues , plusieurs font com-•pris, Nous avons entendu, comme en-tentes nous entendons, que ladite Ville» Sc Territoire de Geneve, Sc les Habi-B tans de l’un Sc de l’autre, soient de ce•nombre, Sc demeurent compris audict•Traicté, suivant ce qui a este déclaré•par nos Députez en faisant ledit Traic-xté de Paix . bien qu’ils ne soient spe-•ciallement Sc patticullierement nommezB par icelluy ; Ayant esté nostre inren-xtion, comme elle est encore, que les-•dits Habitans de laditte Ville Sc Terri-xtoire de Geneve, joyffent du fruict de•ladite Paix , tout ainsi que s'ils y el-xtoient nommez Sc spécifiez. En tes-xtnoing de quoi, Nous avons fait m«t-xtre nostre Seel aux prélentes, donnéess á Monceautx , le 11. jour de Novem-xbre, l’an de grâce mil cinq cents quatre-•vingts dix huit. Et de nostre Régné lexdixiefme. Signé Henry. Et au Repíy,•par le Roy, De Neufville. Et Jcellêei•<iu grand Scel , t n tìrt Jaune.

' quoi que par le Traité de Vervìns,la Paix eut été rétablie entre la FranceSc la Savoye, cependant la restitutiondu Marquisat de Saluces, que le Roi de-nundoit, étant demeurée indécise, il n’y

avoit pas aparence que cette Paix fut delongue durée, entre ces deux Pyissinces,à moins qu’elles ne s’entendissçpt fur cetArticle.

Le Duc possédois ce Païs-là, qui étoitparfaitement à fa bienséance, depuis qu’ill’avoit saisi sur le Roi Henri III. Sc leRoi de France tenoit de son côté la Bres-se Sc le Pais de Gex , ce dernier sous lagarde des Genevois. Le Pape devoit êtreJuge pat le Traité de Vervìns de cetteaffaire ; de forte que pour la terminer ,il sembloit que les Parties n’avoient quaprier ce Pontife , de travailler à les ajus-ter. Mais Charles Emanucl croyant qu’ilen viendroit plus aisément à quelque con-clusion, en traitant par lui-même cetteaffaire avec Henri IV., prit le parti d’al-ler à Paris, pour s’en entendre avec leRoi. Aussi tôt que Dauphin Député dela République , aprit que le Dig devoitaller en France, is Récrivit à ses Supé-rieurs , qur lui ordonnèrent d être fur lesavis de ce qui se passeroit, Sc de pren-dre garde que la République ne fut ou-bliée dans le Traité > que ces Princespourroient conclure entr’eux. Les Sei-gneurs de Geneve en écrivirent en mê-me tems à Sa Majesté.

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