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Marquisat de Saluces qui est à vous, vous permettiez aussi i <500.qu’il ait la Ville de Geneve qui est à lui. Le Roi, pour parercet argument, lui dit; que les choses étoient bien difterentcs;que ce n’étoit point lui qui avoit pris cette Ville en fa pro-tection , que c’étoit ses Prédécesseurs qui l’avoicnt fait, & quelui y éroir obligé par la foi qu’il se doit à l’observation d’unTraité , & par la rcverencc qu’il devoir à ses Prédécesseursmêmes; que comme ils l’avoient fait en reconnoissance desbons services, qu’ils avoient tirez d’elle, il étoit de la bien-séance & de la justice de ne pas contrevenir à cet engage-ment. Le Nonce eut la repartie prompte. Vous ne voulezpas, Sire, lui dit-il, quitter la protection de Geneve, parceque vos Prédécesseurs lotit faite, & par la même raison leDuc n’est pas oblTgé de vous rendre le Marquisat de Saluces,par ce que ce n’est pas à vous, mais au feu Roi qu’il l’a pris.
A quoi le Roi répliqua : Le Duc de Savoye a usurpé monMarquisat , rien ne peut excuser un usurpateur de rendre cequ il a pris. Je rìempêcherai pas aujst qu il n ait ratfin deGeneve , sil le peut faire autrement que par les armes Cars'il en veut venir à la force , je me résoudrai d ce que je dois y(J comme il ejl dans ce sentiment y que fi je l'abandonnois , ilpourroit la contraindre d le reconnoitre , je veux auffì qu il sa-che que cet abandonnement feroit tort d s honneur de la Couron-ne , d la sûreté de la parole <£un Roi.
Ainsi échoua la proposition du Duc de Savoye S, & enfui-
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reste. On lui accorda trois mois pouropter en toute liberté, ou l^eintegran-de, ou bien cet échange. Trais ou qua-tre jours après , ce Prince partit de Pa-ris.
Pendant la négociation de ce Traité,
Daufbin fît ce qu’il put, pour qu’on yinférât quelque condition en faveur de laRépublique de Geneve. Il fit à ce su-jet ses représentations aux Ministres : Illeur dit que cette Ville ayant fait toutce quelle avoit pu, pour agréer à la Fran-ce , Si s etant engagée dans la Guerre.
; La proposition d’abandonner Gene-ve ayant été rejettée, diverses autres fu-rent mises fur le tapis ; & enfin , celle-ci fut acceptée & signée par les deuxParties le 27. Fevrier 1600. ; Que le Ducferoit Martre de garder le Marquisat deSaluces , en donnant au Roi en échange,la Bresse, y compris la Ville & Citadellede Bourg. Barcelonette avec son Vica-riat , jufqu’à l’Argentiere , le Val de Stu-re, celui de Peroufe & de Pignerol, avecleurs Territoires; ou de rendre à la Fran-ce , le Marquisat, en conservant tout le