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Tome premier.
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412
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V

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412 Histoire de G e et e v e.

. 1 600. re la négociation d'accommodement h . Le Roi se mit en cami

pagne,

à sa sollicitation , & sous certaines con-ditions , dont faisoient soi des Traitezautentiques , ces Traitez dévoient être. observez; en un mot, que le Roi trai-tant avec le Duc de Savoye , il e'toitjuste qu’il fit avoir aux Genevois, ce quele Sieur de Sanci leur avoir promis oul’e'quivalent. Et pour cet effet, qu’en casd’échange. Sa Majesté se retint le Bail-liage de Gex Sc le Mandement de Gail-lard, pour leur remettre ensuite ces Pais-là , dont ils avoient la garde depuis dixans, Sc qu’ils avoient d'ailleurs conquispar leurs armes. Les Ministres de Fran-ce ensuite de ces représentations, pro-posèrent d’abord que le Pais de Gex futcédé au Roi avec la Bresse , en échan-ge du Marquisat de Saluces ; mais n’yayant pas insisté, il n’en fut point parlédans le Traité ; De quoi le Député deGeneve ayant témoigné quelque chagrin,on lui répondit, que cet Accord ayantété fait par l’entremise du Pape , il n’a-voit pas été possible que le Roi y stipu-lât, quoi-que ce soit, pour I’agrandilse^ment d’une Ville, qui étoit regardéed’auffì mauvais œil , par le SouverainPontife, que l’étoit Geneve, Sc que SaMajesté avoit fait tout ce quelle avoirpu faire, en déclarant qu’elle n’abandon.neroit point cette Ville ; puis-que si Ellecn eut use autrement, itoétoit certain ,qu’elle auroit obtenu des conditions trèsavantageuses pour la France. Le Roiécrivit à ce sujet aux Genevois quelquesjours après lapj^épart du Duc, la Lettresuivante.

Très chers if bons Amis,

»Mon Frere le Duc de Savoye ni'étant«venu trouver, pour traiter des moyens«de termiflr nos differens par voye a-«miable, Sc principalement celui du Mar-«quifat de Salaces ; Nous avons souvent«parlé de vous Sc de ce qui vous con-sterne , lui pouffe d'une intention, Sc«moi d’une autre , comme vous savez«que nos intérêts font en cela très con-traires Sc differens. Tant y a, que je«lui ait fait une si expresse déclaration«de mon affection , Sc obligation à vô-tre conservation , que je veux croire

«qu’il y aura tel égard, qu’il ne permet-tra ni commandera à l'avenir, qu’il soit«attenté Sc entrepris contre vous , tant«en général qu’en particulier , chose qui«vous soit dommageable : Et si cn i’ac-«cord que j’ai sait avec lui , j’eulse pû«mieux favoriser Sc assurer l’état Sc la«condition de vôtre Ville , croyez que je«letisse fait très volontiers , tant je dési-sté me revaneber des plaisirs Sc services«que j’ai reçus de vous, eh mes néccf-«fitez ; Mais il m’a falu , que je me fois«contenté de ce qui a été jugé raisonna-«ble Sc honnête , pour ne me montrer«ennemi du repos public, Sc.indigne dti«nom de Roi Très - Chrétien Sc équita-«ble, duquel j%i toujours fait, Sc me«fuis très bien trouvé de faire profession;«Vous assurant avoir souvent voulu qttit-«ter le mien, pour obtenir choie qui«vous fut favorable & utile ; mais cela«ne s est pû accommoder. Tant y a ,«que le Duc effectuant nôtre Accord,«comme il m’a promis de le faire , Sc y«a obligé fa foi, comme j’aurai plus de«moyen de vous faire plaisir Sc aslìstan-«cc en vos affaires, que je 11’avois, foiez«assurez aussi , que j’en aurai plus de«foin que jamais , ainsi que j’ai dit à«vôtre Député le Sr. Dauphin, Sc vous«l’ai bien voulu confirmer encore par la«présente ; en attendant » s’il se présente«occasion , de vous le témoigner par«bons effets. Triant Dieu, Tris chers ifx,b«ns Amis , qu’il vous ait en fa sainte«Sc digne garde. Ecrit à Paris le 4. jour«de Mars 1600. Henry. Et plus bas,«De Neufville.

On répondit au Roi , que la Républi-que lui étoit très obligée, de ce qu’iln’avoit pas voulu venir en arriéré duTraité de Soleurre , qu’elle esperoit desa bienveuillance , qu’il la feroit payerdes sommes qu’elle avoit fournies pourson service , Sc qu’au cas que l'Accordqu’il avoit fait avec le Duc de Savoye,n eut pas lieu , il la maintiendroit dansla jouissance du Pais de Gex, Sc du Man- vdement de Gaillard.

h Le Duc de Savoye n’ayant pû sedéterminer , ni à l’un ni à l’autre des

partis

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