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Tome premier.
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. 45° H 1 s T O I R E DE GENEVE.

Ji601, 3 >Lg Capitaine Sebastien Culebro ira à la Roche, & dira à«Monsieur d’Albigny qu’il le faste conduire sûrement à Bonne,«menant avec lui le Capitaine Vatanour & Pierre le tambour„de sa Compagnie. Ledit Capitaine étant à Bonne deman-„dera Sauf-conduit pour aller parler à Meilleurs de Geneve,«leur disant, comme il est envoyé de ma part, & leur fai-«sant savoir la volonté de son Excellence, laquelle est que«les Troupes de Sa Majesté Catholique font obligées de dé-fendre le Duc, s’opposant à ce qu’ils pourroient entrepren-«dre ; & qu’ils avisent de se raccommoder au plutôt avec lui,«parce qu’au cas que cela n’arrive, il prendra résolution sur«cette affaire. A Annecy le 28- Mai I 603 . Signé Dom Zdn-

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paravant à ces Cantons , de Couvertu-re des Conférences, ils avoient convo-qué à Arau , une Diette des quatre Can-tons Protestans , qui se tint le 7. Avril.Les Députez à cette Diette avoient trou-vé unanimement, que rien ne convenoitmieux à la Ville de Geneve, que de fai-re une bonne & honorable Paix. C’estce qu’ils lui écrivirent ensuite , conseil-lant en même tems à cette Ville de nepoint rejetter les conditions raisonnablesqu’on pourroit lui offrir. C’étoit auílïlavis de Lefdiguieres & de BoyJJe , aux-quels Savion avoit été envoyé , pour lesinformer de ce qui s’étoit passé aux Con-férences de St. Julien. Ce fut de mê-me celui de De l ie Ambassadeur de Fran-ce en Suisse , qui après avoir été long-tems attendu en ce Pais-là, y arriva en-fin au mois de Mai. 11 avoit ordre eny allant, de passer par Geneve, & d’yfaire sentir aux Seigneurs de cette Ville,que la Paix leur convenoit, par les rai-sons que M. Spon raporte après l’Histo-* IHJì. de r ' en Matthieu *. Quand on fçút queta Paix cet Ambassadeur aprochoit , on lui allaTom. II. au-devant, avec des Compagnies de genspag. 440. de pied Sc de cheval. On nomma en-suite des principaux d’entre les Magistrats,pour conférer avec lui. Après quoi il eutAudience du Conseil le 4. Mai. Pendantqu’il ctoic à Geneve, Letf & Rofet re.

vinrent de Suisse, où ils avoient été en-voyez pour informer les deux Villes Al-liées de ce qui fe passoit à St. Julien ,lesquelles trouvèrent à propos de convo-quer une autre Diette à Arau à ce su-jet , où les Députez de Geneve furent en-tendus , dont le résultat fut ; Que cetteVille devoit aporter toutes les facilitezpossibles à la Paix.

C’est dans cet esprit que les Commis-saires de Geneve fe rendirent à St. Julien,le 10. de Mai. Mais après avoir confé-ré fur tous les Articles avec ceux de Sa-voye, fans s’être pû entendre fur plu-sieurs , on renvoya à une autre Confé-rence qui fe tint le 14., & dans laquel-le, bien loin que les Parties s’aprochaf-fent, elles surent plus éloignées qu’aupa-ravant ; de forte que les Députez de Ge-neve proposèrent aux Commissaires deSavoye, que comme la Guerre, selon tou-tes les aparences , continueroit ; il étoità propos de convenir d’une maniéré dela faire, qui fut moins préjudiciable auxuns Sc aux autres, en laissant vivre &labourer les Païfans, laquelle propositionceux-ci prirent à raporter au Sr. d ’Atbi-uni. Par là les Conférences pour la PaixTurent rompues : Et c’est alors que leComte de Tuentes fit auprès des Seigneursde Geneve, les démarches dont parle M.Spon,.

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