Livre III. 451 _
’iìchc de Luna , & plus bas De Roza d „. Les termes du La- 1503.conifme Espagnol font remarquables : Para hir allar à los Sì-n ores de Sinebra , dtfiendo les corne va di mi parte , y dandolesa entendcr la voluntad de su Excellentia , Que es , Que lagente de su Adageftad a de deffender al Duque , y opponerfe aquant os intentaren , y que vean conciertar secon el luogo , p or-que donde se tomara forma.
Le Roi de France prévoyant d’ailleurs que cette Guerre nesiniroit pas entre ceux qui la commenceroient, mais que la
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d On répondit au Capitaine Culebro ,qu’il n'avoit pas tenu aux Seigneurs dsGeneve, que la Paix n’eut été conclue,mais au Duc , qui prétendoit la faire àdes conditions qui n’étoient pas raison-nables; que lors-qu’il voudroit prêterl’oreille aux Propositions équitables quilui avoient été faites, ou qui pourroientlui être faites dans la fuite, ils ne recu-lcroient pas de leur côté. Qu’au reste,ils n'avoient jamais rien soit contre S.M. Catholique, & qu’ils ne pouvoientpas fe persuader, qu’Elle voulut avouer& soutenir la rupture de la Paix , arri-vée par l’entreprisc qu’avoit faite S. A.de Savoye le n. Decembre de 1 a n néeprécédente , au préjudice du Ttaité faitentre les deux Rois & ce Prince, dans lequel le Roi de France les avoir compris;Que si S. M. le Roi d'Efpagne , commeAllié du Duc, venoit à entrer dans cet-te Guerre, pour soutenir son parti, ilsauroient aussi, après le secours de Dieu,qui ne les abandonneroit pas dans une sijuste cause, celui de S. M. Très - Chré-tienne , des 5eigneurs des Ligues leursAllier, & de plusieurs Princes d’Allema-gne, qui tous s'aideroient à venger letort qu’on voudroit leur faire, & à main-tenir leur ancienne liberté. Qu'au sur-plus , on ne pouvott pas lui donner deréponse par écrit ; parce qu’il ne parois-soit pas qu’il eut aucun ordre du Com-te de F uentei.
Après la rupture des Conférences, Ja-•eues Lest avoit été envoyé à Berne, pouren informer les Seigneurs de ce Canton.L’Ambassadeur de France y étoit auísi al-
lé, après avoir paíTé par Geneve, & a-voit fait connoitre que le Roi fouhai-toit , que la Paix fe conclut. Les Sei-gneurs de Berne , qui c’toient dans lesmêmes fentimens , lui répondirent, quepour proceder d’une maniéré convenable,ils croyoient, qu’il étoit à propos d’asi.sembler une nouvelle Diette des CantonsProtestans , & qu'afin que l’on pût plusfacilement prendre des mesures de con-cert avec lui Ambassadeur , qu elle setint à Soleurre , ce que ce Ministre a-prouva. Tous les Députez s'étant ren-contrez dans cette Ville au jour marqué;lest qui s’y rendit aussi, y parla d’unemaniéré conforme aux intérêts de ferSupérieurs; l’AmbaíTadeur y fit connoitreles intentions du Roi > & fit sentir qu’ilne convenoit pas de laisser échaper unesi belle occasion de faire la Paix , puis-qu’il lui revenoit de toutes parts, quele Duc de Savoye la fouhaitoit. Surce qui fut dit dans cette Assemblée « lesEnvoyez des Cantons de Baie & de Schaf-fousen , ayant délibéré, en l’absence deceux de Zurich & de Berne, Alliez de laRépublique de Geneve, crurent qu’ils dé-voient, par déference pour les Seigneursde Soleurre, chez qui ils étoient, les prierde nommer quelqu'un de leur part, pourvoir avec eux, quel parti il y avoit à pren-dre. Ce que ces Seigneurs ayant accep-té , la Diette composée des Envoyez deBaie, de Soleurre & de Schassoufen , trou-va à propos , après avoir pris l’avis del’Ambassadeur de France . de travaillerfortement à la Paix, & pour y réussir ,de le faire par la voye de quelques Mé-dia-