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pouvoit esperer du fruit de la Guerre, dépendoit du secours I 6 O)de ses voisins. Que les espérances qui ne font fondées quefur un appui étranger, sont ordinairement ruineuses. Qu’ap-paremment les Gantons Catholiques ne romproient pas avecle Duc à leur considération. Qu'étant voisins avec lui, ilétoit nécessaire de s’accommoder à quelque maniéré de vivre,paisible avec ses Sujets. Ces réflexions & la persuasion deleurs Alliez, sirent relâcher les Genevois. Ainsi, les uns & lesautres adoucirent les aigreurs de leur inimitié, & posèrent les
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retour le 17. de Juin. Ils y conclurentune Trêve fort courte, puis qu’elle nedevoit s'étendre que jufqu’au zo. du mê-me mois; mais ils crurent cet intervalesuffisant, pour traiter de la Paix.
Dans ces circonstances, tout fe diípo-soit dans Geneve à cette Paix, d’autantplus qu’on aprit en même tems, par uneLettre que Jacob Anjorrant , qui étoitparti depuis peu de jours pour la Courde France , écrivit au Conseil , que leRoi lui avoit dit , qu’il conseilloit auxGenevois de ne pas perdre l’occasionqu’ils avoient de fe mettre en repos.Áuffi resolut-on de finir cette grande af-faire; Cbabrey , Raset , Lefì Sc Jean Sa-rax.in Secretaire d’Etat, du Petit Conseil,Sc Jean De Normandie, du Grand Con-seil , furent nommez pour affister auxConférences. Ils partirent avec les En-voyez des Cantons Médiateurs, pour St.Julien : Mais on ne put à cette fois en-core condurre avec les Commissaires deSavoye. Là - dessus , ceux des Cantonsétant revenus à Geneve , & ayant exhor-té le Conseil des Çeux Cent, où ils eu-rent Audience, de passer sur ce qui pour.roit encore rester de difficultez dans cet.te affaire; ce Conseil leur répondit, qu’ils’en remettoit entierement à ce qinls fe-roient. Ensuite de quoi, il y eut uneConférence le 25. Juin à St. Julien, oùl’on convint sur tous les Articles duTraité , les Commissaires de Savoye nes’étant réservé, sinon de les faire voirau Duc leur Maitre, avant que de les si-gner , s’engageant d’en aporter la répon-se, (lans quatre eu cinq jours j Et cepen-
dant on fit publier de part & d’autre,une cessatiorr d'Armes pour huit jours.
Cette réponse n arriva que le 1. deJuillet : Eniùite de laquelle il y eut en-core plusieurs Conférences à St. Julien ,au sujet de quelques changemens que lesMinistres de Savoye demandèrent encoreque l’on fit à certains Articles ; A quoiles Seigneurs de Geneve consentirent, àla persuasion des Médiateurs. De forteque le 11. Juillet, tout fut arrêté Sc leTraité signe par les Commissaires de partSc d’autre , Sc par les Envoyez des Can-tons , tel qu’il est à la fin de cette His-toire. Les Commissaires de Savoye s’en-gagérent à raporter dans six jours la Si-gnature de leur Prince au Traité, 8 c dansdeux mois ^entérinement des Chambres.II y eut un Article séparé , concernantle port des Armes , par lequel il étoitdit; Que le Duc consentoit que ceux duPetit & du Grand Conseil de Geneve,jouissent du port des Armes fur les Etatsde Son Altestè, de la même maniéré quela Noblesse de Savoye; lequel Article de-voir avoir autant de force que s il eutété compris avec les autres du Traité.Tout étant fait, on se félicita de partSc d’autre, Sc l’on se sépara.
Les Médiateurs revenant de St. Julienà Geneve, après la conclusion de la Paix,avec les Envoyez de cette Ville, surentreçus au bruit du Canon. Le mêmejour, qui étoit le Mardi 12. de Juillet , laPaix fut publiée par toute la Ville, Sion en rendit grâces à Dieu dans tous lesTemples, où il y eut en chacun , un Ser-mon extraordinaire à ce sujet. Les En.
voyez