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Tome premier.
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_454 Histoire de Geneve,

1603. Armes j qu’ils avoient prises avec tant danimosité. Les Dé-putez des cinq Cantons moycnnércnt cette Paix à Rumilly, &elle se conclud à Saint Julien.

Durant tant dallées & venues que ces Médiateurs de laPaix firent de Geneve à S. Julien, pendant environ un mois,les grands chemins depuis le Pont d’Arve à S. Julien étoìentpresque toujours bordez du Peuple de Savoye, qui soûpiroítaprés cette Paix, & béniííoit les Députez qui la leur faisoient1.Juillet, efperer. Audi, dès quelle fut signée à S. Julien, le Prési-dent

voyez des Cantons partirent de Geneve,pour retourner citez eux le iz. , Le ilstitrent escortez jusques aux limites duTerritoire, par une Compagnie de Cava-lerie, avec les mêmes honneurs qui leuravoient été faits , lors qu'ils arrivèrentun mois auparavant , pour négocier laPaix.

La ratification du Traité, par le Duc deSavoye, fut aportée dans le rems marqueà Geneve. On ccrivir à tous les Amisde la République , la nouvelle de ('heu-reuse conclusion de cette grande Affaire.On exécuta de part & d’autre le Traité,par raport à la restitution de ce qui de-voir être rendu réciproquement. LesSeigneurs de Geneve mandèrent au Sr.De Vìtlari, qui étoit Gouverneur poureux de St. Genís, d évacuer la Place, &de la remettre incessamment aux Offi-ciers de Savoye, ce qui fut fait. LesSavoyards remirent en même rems lesGenevois, en poffeffion des revenus d’Ar-moy & de Draillans. La Garnison Suissede Zurich & de Eerne fut congediée, demême que le Sr. De VUlars. Après quoion prit des mesures pour en composerincessamment une autre , forte de troiscens hommes , á la solde de la Répu-blique. O11 reçut ensuite des Lettres deféljcitation de toutes parts , au sujet dela Paix, en particulier du Roi de Fran-ce , par lesquelles ce Prince marquoitcombien il y prenoit de part, & qu’ilen trouvoit les conditions avantageuses ;qu en un mot, une Paix de cette natureconvcnoit infiniment mieux à tous é-gards » que la continuation de la guerre,

les incommoditez de laquelle il n’auroitpas pû d’ailleurs éloigner de la Ville deGeneve, comme il l’auroit souhaité, 3 ccomme le méritoit le courage de ses Ha-bitans ; parce que le bien de ses affairesne lui permettoit pas de rentrer en guer-re , après avoir redonné la Paix a sonRoyaume, il n’y avoir pas encore bienlong-tems.

11 n’étoit pas possible que la Républi-que ayant à payer annuellement les in-térêts des dettes considérables, quelleavoir contractées pût fournir à la dépen-se de la Garnison qui venoit d’être éta-blie ; Auífi le Roi de France , qui avoirvéritablement à cœur, la conservation deGeneve, 5 c qui sentoit parfaitement qu’cl-1c ne pouvoir pas être à couvert d’unesurprise sans Garnison , accorda à cetteVille une subvention de six mille livrespar mois, pour l’entretenir: Ce fut furles représentations que fit à Sa Majesté& à ses Ministres , peu après la Conclu-sion du Traité de St. Julien, Trançoìt DeChapeaurouge , qui étoit pour l’ordinaireà la Cour de France, pour y veiller auxintérêts de la République , que ce Prin-ce se porta á fournir cette somme, qu'ilpromit de faire payer dans la fuite , & quifut effectivement payée pendant la vie deHenri IV. & les premieres années du Ré-gné de Louis XIII.

Aniorrant , qui avoit été envoyé enAngleterre au mois d’Aoút 160J., poury solliciter quelque subvention en faveurde la Ville de Geneve, eut plusieurs Au-diences de Jaques I. qui venoit de mon-ter fur le Trône i Sa Majesté lui permit