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1603. roienk que si l’on se taisoit, on donneroît tacitement à croire
que le Duc étoit bien fondé. Ceux d’un avis contraire, di-soicnt que cetoit commettre son droit au jugement des pas-sionnez. Le premier sentiment prévalut, de sorte qu’un desConseillers homme de Lettres, & zélé pour fa patrie, nom-mé Jean Sarrazin , fut chargé de faire la réponse: à l’occa-sion dequoi, il composa le Citadin de Genevt , auquel sut en-core répliqué du côté de Savoye, par un petit Livre, sous untitre suppposé de Harangue de Aíonfieur Piffet, ou Jìeau deíAristocratie Genevoist Tous ces Livres sont pleins duneSatyre très piquante, capable de reveiller les vieilles animo-sitez. '
1604. Philibert Blondel qui étoit Syndic Tannée de TEcalade f ,
avoit
jjde Zurich entrent audit Traité , & les«y avons reçus au nom d’icelle, pour»être tenus & obligez aux charges Sc^conditions portées par icelui, tout ain.*si que s’ilj y eussent cté comprins. lors-»qu’il a été fait & arrêté. Promettant„de fournir dc Lettres de ratification deaSadite Majesté dans trois mois, en four-bissant par lefdits Seigneurs de Zurich »B des Lettres & Sceaux à ce nécessaires ,„faifant le serment en tel cas requis Sc^accoutumé. En témoin de quoi nousB avons signé la présente de nôtre main,U Sc à icélle fait apofer le Seel de nos,armes. Fait à Soleurre ce as. Août n6os.m Signé, Le FevRE , & seellé.
f M. Spon ne raportant pas d’une ma-niéré assez précise l'assaire de Blondel, ona crû qu’il -étoit à propos , de redresserfa narration de la maniéré suivante.
U y eut trois Jugemens disserens con-tre cet homme la: Le premier, au moisde Novembre de l’année 160Z. : Le se-cond en Novembre 160s. ; Sc le troisiè-me , par lequel il fut condamné à lamort, le i. Septembre 1606. On par-lera de tous les trois par ordre.
Le rétablissement de la Paix donnalieu à faire fur l'Efcalade, bien des ré-flexions , qu’on n’avoit pas eu le temsde faire pendant les troubles , Sc qu’onétoit occupé aux négociations du Traite
de St. Julien. Plusieurs avoient déja trou-vé qu’on avoit mal pourvû à la Gardede la Ville cette nuit là , & il y avoiteu des murmures à ce sujet contre Phi -libtrt Blondel. Ail mois d’Octobre 1603.ces plaintes fe réveillèrent , à l’occasiond une affaire qu’eut ce Magistrat avec Eus-tache Guidonnet , Citoyen ; Blondel ayantfait une dénonce à celui-ci., Guidonnet,dans la chaleur de la contestation qu’ily eut entr’eux devant le Conseil » fit àsa Partie des reproches très vifs fur l'af-faire de l’Efcalade, Sc s emporta si fort,que le Conseil l’envoya en prison ; cequi excita d’abord bien du bruit par laVille. Plusieurs difoient hautement, queBlondel avoit été cause de l'Efcalade, pouravoir méprisé les avis qu’on lui avoitdonnez , de l'aproche des ennemis , cequi avoit mis la Ville à deux doigts defa perte, Cc qu’ils vouloient présenter re-quête contre lui au Conseil des DeuxCent. Pour apaiser ces plaintes on élar-git Guidonnet des prisons. Cependant,Blondel apercevant forage qui s’élevoitcontre lui, demanda audience : 11 priale Conseil de fe souvenir qu’il avoit étcdéchargé par deux fois, dans le Conseil desDeux Cent , d’une semblable accusation,Sc de lui permettre de fe défendre enco-re devant le même Conseil : Ce Conseilétant assemblé le 10, Octobre, Guidonnet
y pré-