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Tome premier.
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466
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466 Histoire de Geneve.

4607. charitable envers les pauvres, y mourut. II étoit d’une vieexemplaire, mais d’une humeur fort singulière, se faisant toû*jours nommer Peccator , ce que quelques-uns n’approuvoientpas, disant, que cela sentoit encore le Moine. II tenoit tou-jours les mains jointes, étoit grand adversaire de la vanité duSiecle, & profond admirateur de l’antiquité. Son zèle pourles Pauvres fit corriger plusieurs abus en l’administration desbiens de l’Hôpital, qui se consumoient auparavant en festins.II avoir composé un Livre intitulé ; De extranis in Ecclefiavitandis , qui fut supprimé après fa mort k.

1Ó08* Durant les Guerres, on avoir établi des Prières extraordi-naires le Mecredi & le Vendredi, mais un certain Ministrevalétudinaire, ne pouvant fournir à tant d’Actions, fut causequ’on ne les continua plus que le Vendredi. On proposa mêmede réduire les Prédications ordinaires de la semaine au nombrede celles de l’Eglife de la Magdelaine, pour épargner les ga-ges d’un Ministre, mais le Consistoire n’y voulut pas consen-tir, & on aima mieux leur donner un autre Collègue. LeRoi Henri IV. accorda cette même année des Lettres deNaturalité aux Genevois, pour n'être pas sujets à l’Aubeine &aux autres droits 4. Elles font dattées de Paris , au moisde Juin 1606. Signé Henry, & fur le repli, par le Roi.Brulart.

4609. On étoit extrêmement surpris que tout ce qui se difoit& se faifoit au Conseil , étoit dès sabord sçu en Savoye.On découvrit enfin que c’étoit un nommé Canal, Sautier dela Ville r , qui rapportoit tout à une Dame de Savoye, fous

des

P On fit cette annc'e des Raglemensfort étendus, fur l’administration de l’Hô-pital.

1 Ces secondes Lettres de Naturalité* Voiex. d - * furent sollicitées par François De Cha-defím, pag. peaurouge , qui fut envoyé en France à403. aux ce sujet, en l’année 1607. » Elles furent

Ifties. accordées au mois de Juin t 6 oz. , & en-

regítrées ensuite au Parlement , & à laChambre des Comptes de Paris,

r 11 s’apelloit Pierre Canal ; son affai-re fe passa, non pas en 1609., mais en1610. Elle est postérieure de près dedix mois , à celle de Du Terrail , dontM. Spon parle dans l’article suivant. Ca-nal étoit fils de Jean Canal Ancien Sin-dic » lequel avoir bien mérité de la Ré-publique, & qui fut tué à (‘Escalade. Ilétoit Médecin de fa profession, 81 avoirétudié dans l’Université de Padoue. Un

Procès