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Tome premier.
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Livre 111 . • 467___

des noms feints d’achapt & de vente, ou d’un Procès qu’il (1609.avoit a Chamberi, écrivant par ce moyen jour par jour,fans qu’on pût découvrir le mistere, lors que ses Lettresétoient interceptées. Ne pouvant bien se démêler des inter-rogats qu’on lui sit , il fut emprisonné , son Procès instruit r. Fevrier& formé, tant pour ce crime, que pour celui de Sodomie, l6l °’dont il fut convaincu, & pour avoir voulu enlever le Con-seil par une Mine. II fut premierement rompu tout vif, &puis brûlé à petit feu, témoignant une grande repentance deses fautes.

Une entreprise plus dangereuse se tramoît en même temscontre la Ville, par Louis de Comboursier Sieur du Terrail.

C’étoit un Gentilhomme François de bonne Maison. & bravede fa personne, qui avoit autrefois été choisi par le Roi Hen-ri I V. pour être Cornette de la Compagnie du Dauphin ,qui fut depuis Louis XIII., mais étant haut à la main, ileut querelle au Louvre contre un Gentilhomme qu’il tua, de-vant les yeux de Sa Majesté, qui étoit aux fenêtres. Ce qui

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fre lui, Canal, de concert avec Blondit,fit ce qui dépendit de lui, pour le teniréloigné ; & qu’une année & demie après,lors que Blondit résolut de faire amenerBoismond, Canal, qui savoir le secret decette affaire , ne le révéla point au Ma-gistrat.

Il fut convaincu par ses propres con-seillons de tout ce qu’on lui imputoit.

Le crime de Sodomie fut bien un arti-cle de son Procès ; mais indépendammentdes aveus qu’il fit à cet égard, il y enavoit plus qu’il ne falloir, pour le punirde la peine capitale pour crime de tra-hison. Il ne paroit point par toute laProcedure criminelle qu’on tint contrelui, qu’il eut voulu enlever te Conseilfar une Mine. Ce sut le II. Janvieritfro. que le Magistrat eut les premiersavis des intrigues criminelles de PierreCanal. II fut emprisonné le 19. du mê-me mois, & exécuté à mort le z. de Fe-vrier suivant : Ses Biens furent confisquesau profit de la Seigneurie,

Procès qu’il avoit au Sénat de Chambe-ri contre un particulier de Geneve , La-voir porté à s'y ménager des amis ; unOfficier de Savoye du voisinage de cetteVille, lui avoit promis de I’y servir ,& avoit exigé en même tems, qu’il l’in-formeroit de son coté de ce qui se pas.seroit en Conseil, concernant les matiè-res d’Etat; à quoi Canal s’engagea, &lui tint en effet parole » Payant avertidepuis deux ans, tant de bouche quepar écrit, de toutes les affaires d’Etat,& en particulier des avis qu’avoit le Ma-gistrat, des entreprises qui se tramoientcontre la République. On découvrit aus-si qu’ayant été lui-même dans le secretd une de ces entreprises , il avoit promisde s’y employer, & d’exécuter une Com-mission particulière qui lui fèroit donnéepour la faire réussir. Qu’il avoit eudes liaisons très particulières avec Phiti-htrt Btondel , que dans le tems que ce-lui-ci empêchoit Boisrmnd de venir dantCeneve, craignant qu’il ne déposât con-