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démarchés du Duc de Savoye, députant en même tems à S. fióli.A. Jaubert Comte de Barraut, pour sçavoir Je sujet de sonarmement. Le Duc repartit qu'il s’étonnoit de ce que laReine s’informoit de ses desseins: que pour lui, il ne se met-toit jamais en peine de ceux de ses voisins , puis-qu’il est li-bre à chacun de faire chez foi ce qu’il lui plait: que néan-moins, pour lui témoigner la déference qu’il avoit pour elle,il déclaroit que son dessein étoit de rétablir les Evêques deGeneve & de Lausanne dans leurs Sieges. La Reine n’étantpas satisfaite de cette réponse , sit agir Monsieur de Lcsdi-guieres, qui ayant représenté au Duc, les malheurs que cet-te entreprise lui pouvoit attirer , ayant la France pour enne-mie, s’il faifoit la guerre à ses Alliez, le Duc désarma. Desorte que les François & les Suides , qui s etoient rendus àGeneve, & y avoient long-tems séjourné, ne voyant aucunacte d’hostilité, chacun reprit le chemin dé fa maison.
Un peu de teins après mourut Jaques Lect a ( Jacobus 1 ^ 12 ,Leftius ) grand Orateur, Poète & Jurisconsulte , qui avoit
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de partir , preTenta ait Conseil le Plan'qu’il avoit sait, contenant la vieille For-tification de la Ville, les nouveaux ou-vrages qui s’exécutoient actuellement ,
& ceux qu’il croyoit nécessaires pour ren-dre la Fortification parfaite.
- Jaques Lecì mourut au mois d’Août1611. Sur le témoignage que Théodorede Bex.e rendit au Conleil en Octobre158;., dú grand savoir qu’il avoit dansla Jurisprudence , il fut établi Professeuren Droit, pour faire des Leçons alterna-tivement avec Jules Vucius autre Juris-consulte très habile. Au mois de Jan-vier de l’année suivante, il fut élû Con:seiller du Petit Conseil t II ne laissa pas,quoi que Magistrat, d’exercer la Profes-sion , & d’en tirer les apointemens. Hfut depuis Collègue de Denis Godefi ol ,qui succéda à Pacius en t;8s. II brillabeaucoup dans la Magistrature , ayantété employé dans toutes les affaires d’E-tat, de quelque conséquence. 11 avoitune éloquence majestueuse, ce qui paroit
par
]é Païs, ils avoient ordre de leurs Su-périeurs , de le prier de rapeller inces-samment celles qu’il avoit fait avancer,à quoi il verroit bien qu’il étoit obligé,s’il faifoit attention aux engagemens oùle mettoit , Sc le Traité de Lausanneconclu en 1564., Sc celui de St. Julien.Ces Ambassadeurs avoient passé par Ge-neve, en allant vers ce Prince, lequelvoyant de quelle maniéré le Roi de Fran-ce 6 c les Suisses avoient pris la levée de4) boucliers qu’il avoit faite, prit le partide désarmer ; C’est ce’ dont il convintavec le St. de la Varenne , Envoyé de S.M. à Turin, au commencement de Mai.Le Traité sait à ce sujet, par lequelroutes les Parties Rengagement à congé-dier leurs Troupes, ayant été communi-qué aux Seigneurs de Berne Sc à ceuxde Geneve, fut aprouvé Sc exécuté. LaNoblesse Françoise Sc tous les soldats ,tant François que Suisses , qui étoientvenus au secours de cette Ville, se reti-rèrent. Le-Sr, de Vandame, avant que