_ _ 47 » Histoire de Geneve.
1612 . de grandes correspondances avec plusieurs Sçavans de l’Euro-pe. II fut fait Conseiller & Syndic à diverses fois dans fesdernieres années, & une feule fois Lieutenant, parce qu’ayantété fort exact & fort severe dans cette Charge, le Peuple neFy voulut plus nommer. ,
l 6 lZ. En ce te ms là, on fortifia le côté de la Porte de Rived’un Rempart & d’un Fossé, avec un bon esperon de gazonau bout, & on exécuta à mort le Sergent la’Riviere, bra**ve soldat , qui s’étoit distingué aux Guerres précédentes ,mais qui, pour terminer un Procès qu’il avoir à Chamberyavec son Pere, offrit fes services au Marquis de Lans de laMaison d’Est, Gouverneur de Savoye, & avoir fait desseind’introduire fes Troupes au Boulevard S. Antoine b . Un Gen-
tilhotn-
Geneve : La Rivière lui en marqua lesdéfauts , Sc l’informa du .détail des For-»tiíïcations , telles qu’elles étoient alors ,de même que celui de la Garde : Il re-çut de l'argent de ce Seigneur , lequelpromit de lui faire, dans la fuite, deplus amples récompenses. Ce ne fut pasen i6tz., mais en 1611., que fe passacette affaire. La Rivière eut la tête tran-chée au Molard, le ;. Aoút dc cette an-née , Sc fut ensuite écartelé.
Peu de tems après * , Bernardin Mon -neret de Neyroles près de Nantua, fol.dat aux Alinges , dit le Capitaine La Ru~dejje , fut pendu, pour être venu par or-dre des Officiers de Savoye, au méprisdu Traité de Paix, Sc en le violant, visi-ter Sc reconnoitre à diverses fois, tantde jour que de nuit , les Fortifications& la Garde de la Ville. Il avoua auflìde s’être rendu avec Brunaulieu, dans leFossé de la Corraterie , quelques joursavant l’Efcalade , pour mesurer la hau-teur des murail(es.
On a vu ci-dessus , les démarches quefit auprès du Roi Henri I V. , Franfoisde Saies Evêque titulaire de Geneve, enl’année 1601. , au sujet des Biens Ecclé-siastiques, que cette Ville possedoit auPais de,Gex. Le même Prélat revint àla charge au mois de Novembre 1612.Il présenta une Requête au Roi Louis
XIII.,
t
par divers discours qu’il a prononcez endes occasions importantes, dans les Con-seils. II faifoit aussi des Harangues A-cadémiques dans des circonstances singu-lières , qui furent trouvées très - belles »telle que fut celle qu’il fit en Latin auxPromotions de l’année i< 5 cj., au sujetde la délivrance de l’Efcalade, Sc cellequ’il prononça dans la même Langue ,au mois de Fevrier i6r r. , par la per-mission du Conseil, sur la mort du RoiHenri IV. II fut quatre sois Sindic, sa-voir dans les années 1597., 1601., 160;.Sc 1609. On voit par fes Poésies Latinesimprimées , qui font très élégantes , qu’ilétoit lié d'une amitié des plus étroitesavec Théodore de Besce.
b La Riviere étoit au service de laJ Seigneurie , Sergent dans une des Com-
' pagnies de l.ì Garnison : II s’apelloit Guil-
laume Reviliiet, Sc étoit de Soral en Sa-voye j La Riviere étoit son nom de guer-re : Il s’étoit retiré dans Geneve, au su-jet d’un meurtre, où il avoir été pré-sent : II ne paroit pas par les Procédu-res faites contre lui, qu’il eut de Procèscontre l'on Pere , mais feulement qu’iltravailloit à n’être plus poursuivi en Sa-voye pour ce meurtre, & à être exemp-té de Tailles. Le Marquis de Lans l’ay-ant attiré à Chamberi , lui fit voir unPlan en relief qu’il avoir de la Ville de
* le J*, deSeptembre,