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tilhomme de Dauphîné , _qui se trouva à l’anti-chambre duMarquis, ouït quelque choie de son entretien avec lui, & enavertit le Conseil.
Unç grande tempête qui arriva Tannée suivante, ravageabeaucoup d endroits autour de Geneve, & produisit un plusterrible eftet à S. Claude petite Ville au-delà du Mont-Jura,où la foudre étant tombée, brûla une Rué presque entiere.Les Genevois ayant apperçû le feu, y envoyèrent d’abord ,comme bons voisins, leur offrir de Targent. Ils le refusèrentau commencement, mais ensuite, ils Tacccptérenr. On ditdeux une chose singulière: C’est que dans les guerres de Tan1590. & 91. appréhendant pour le Corps de S. Claude,qui donne le nom à la Ville, que les Bernois, ou les Ge-nevois ne fissent quelque mauvais traitement à fes Reliques,ils embâlérent la Chaise , & renvoyèrent comme une Baiede marchandise aux Halles de Geneve, où ils fçavoient bien
quelle
XIII., paf laquelle 11 demandoit d’êtremis en posseíïïon, soit son Chapitre Sccelui de St. Victor, de tous les Biens &Revenus Ecclésiastiques ! situez dans lesEtats de Sa Majesté , & retenus par ceuxde Geneve. ./ injorrant , qui étoit alorsDépute de la République, auprès du Roi,ne voulut recevoir aucune communica-tion de cette Requête ; Sc les Seigneursde Geneve, à qui il donna avis de cequi fe pastoit, ayant écrit à la Reine Re-vente , pour lui exposer les raisons quifaisoient voir l’injnstice d’une telle de-mande , les poursuites de François de Sa-les furent auslî-tôt arrêtées.
François de Gonx^ague- Duc de Mantoueétant mort, Sc n’ayant laissé qu'une Prin-cesse en bas âge, le Duc de Savoye eutdes difficultez avec Ferdinand de Gonx.a-gne Frété du Dessunt > au sujet de la Tu-telle de cette Princesse, qui étoit sa pe-tite fille , par sa Mere Marguerite de Sa-voye , Sc prit cette occasion pour fairevaloir ses prétentions fur le Montserrat.11 mit pour cet effet une Armée fur pied:Et comme il sentoic qu’après tant d’en-trepriscs qui a voient été faites contre Ge-
neve , Sc la levée de boucliers de Tannéel6rr. , on en prcndroit de Tombrage ,il fit écrire aux Seigneurs de cette Ville,au mois d’Avril 1613., par le Marquisde Lans Gouverneur de Savoye , qu’ilsne dévoient point être inquiets fur lesmouvemens de ses Troupes, qui n’avoientpour objet que le Duc de Mantoue; quel’intention de Son Altesse n’étoit pas derien innover contre fes Voisins , Sc enparticulier contre la Ville de Geneve.On répondit au Marquis de Lans , qu’onle remercioit de l’avis, Sc qu’on comp-toir fur cette parole. Peu de tems aprèsMr. de Lesdiguieres écrivit que cette pri-se d’armes du Duc de Savoye , ne re-gardoit que le Montserrat ; ce qui raf.fura entierement ceux qui avoient enco-re de Tinquietude fur cette affaire. CePrince s’étant ensuite accommodé aumois de Juin de la même année, avecle Duc de Mantoue , le Marquis de Lansen donna avis, par ordre de son Maitre.On le remercia, le priant en même temsde congedier au plutôt quelques Trou-pes qui étoienr dans le voisinage de Ge-neve, ce qui fut fait peu de tems après.
« Cett*.
1613.Ióí4.