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Tome premier.
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_ 488 Histoire d j? G e n e v e.

1625. mit le Prêche en sa maison pour ses domestiques, fans plusgrande affluence de Peuple. Mais pluiìeurs Allemands habi-tans de la Ville , & même d’autres du Peuple y allerent,dont chacun murmuroit , disant, qu’il s'en manqueroit peuqu’on réintroduisît la Messe en la Ville, puis qu’on y fouffroitle Luthéranisme. Les 25. en étant avertis, renvoyèrent prierpar un Syndic & par le Lieutenant, de ne pas recevoir ceuxde la Ville dans ces Prédications : ce que lui méprisant, aulieu d’y acquiescer, leur fit réponse, que la Ville étoit Impéria-le & quêtant Prince de l’Empirc, il y avoit autant <de droitqueux : quelques uns même dirent qu’il avoit levé la maincontre le Sindic 0 , ce qui fut cause que la Seigneurie révoquala permission quelle lui avoit accordée, dont étant irrité, ilquitta Geneve, & se retira à Thonon, où le Duc lui permitl’exercice de sa Religion, & à toute sa maison p.

Un

riens, voyoit avec chagrin que le nom-bre de ceux qui frequentoient les As-semblées qui sc failoient chez lui, se mul-tipliât. Cependant elles continuèrent furle même pied, pendant tout le cours desatinée i6rs. ; ce qui fit que le Conseillui ayant réitéré les mêmes instances aumois de Fevrier suivant, il quitta brus-quement la Ville. Les idées fur la to-lérance que les Protestans doivent avoirles uns pour les autres , & dont le Ma-gistrat & l’Eglise de Geneve ont donnédans la fuite des tems des démonstra-tions si publiques , comme on le diradans son lieu , éroient encore peu con-nues dans ce tems-là.

0 II est certain que le Marquis de Ba~de-Dourlach ne s’emporta point à l’excezdont parle ici M. Spon : Les Regîtrespublics ne faisant mention de rien desemblable , & ce Prince étant quelquesannées après revenu dans Geneve, où ilfut bien reçu.

>> Pour supléer à Mr. Spon sur satinée161Ç. on dira que le Roi de la Grande-Bretagne Jaques I. étant mort, le Con-seil écrivit le 18. Aoút 17x5. à CharlesI. son. Fils & successeur , une Lettre decondoléance sur'ce sujet, & de félicita-

tron fur son avenement à la Couronne,laquelle sut remise au S r . Turques deMaytrne, fameux Médecin du feu Roi,qui partoit de Geneve, où il avoit faitquelque séjour, pour s’en retourner enAngleterre.

Peu de tems après , I Pack Envoyé dece Prince auprès du Duc dcSavoye, de-vant arriver à Geneve revenant des Gri-sons pour retourner à Turin, un Sindicà la tête de quelques Cavaliers lui allèrentau-devant jusqu’á la frontière, & deuxCompagnies de la Bourgeoisie sortirentaussi hors de la Ville, pour aller au-de-vant de lui. Après son arrivée, ayantsouhaité d’avoir audience du Conseil, ily fut conduit dès son Logis par un Sin-dic, le Lieutenant, & un Ancien Sindic,où il représenta, «Qu'ayant eu ordre de«Sa Majesté Britannique daller au Pais«des Grisons, pour notifier à ces Pcu-«ples la mort du feu Roi Jaques, de«glorieuse mémoire, & 1 avenement du«Roi son fils à la Couronne , il avoit«exécuté certe commission : Qu’il avoit«été bien aise , qu’elle lui eut donné I’oc-«casion de passer par Geneve, pour assurer«la République de l’affection de Sa Ma-jesté, & que si le défunt Roi savoir

aimée,