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Tome premier.
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_502 Histoire dí Gíneff;

1636. de Geneve, dont il s’empareroit, fans quil lui en coûtât rien,'& aux dépens de la France ; mais que le Duc ne le voulutpas accepter, parce que Nice lui étoit trop considérable,n’ayant aucun autre Port de Mer dans ses Etats.

I6zz. Le Duc de Rohan fut quelque tems après enterre à Geneve

17. Mai. avcc grand honneur. On lui dressa un Tombeau superbe demarbre , avec fa Statué dessus, dans une Chapelle du Tem-ple de Saint Pierre. Son.corps fut embaume & mis dessousdans une chasse de Plomb, où tout le monde le pût encore

voir

voient fait courir au contraire. Ce quifut auíïì confirmé par le Prince de Cou-dé , qui étant arrivé à Gex, au moisd’Aoùt de la même année , dit à ceuxqui le furent complimenter de la partde Meilleurs de Geneve, qu’ils dévoientêtre assurez des bonnes intentions duRoi, qui lui avoir donné charge de lesassurer de son affection ; Que c’étoit trèsmal à propos qu’on les avoir voulu al-Jarmer du côté de la France, puis - queSa Majesté étoit portée pour eux, de lameilleure volonté possible , de mêmeque le Cardinal de Richelieu.

L’on étoit bien austì dans ce mêmetems avec la Cour de Turin ; Le Ducde Savoye étant venu à Chamberi aumois d'Août 1654. 1 Favre Sindic & Du-pai Ancien Sindic, qui lui furent dépu-tez , en furent bien reçus ; ce Prince leurayant parlé d’une maniéré obligeante &affectueuse , comme il avoit sait à ceuxqui lui avoient été envoyez sur la fin de163a. en Piémont. Ils furent de mêmedéfrayez & régalez.

Quoi-que le Prévôt & les Chanoinesd’Anneci n’eussent pù venir à bout d’ê-tre mis en postëífion des Biens Ecdesiafitiques, dont la République de Genevejouïssoit au Pais de Gex, comme on l’adit fur l'année 163 o., les Curez de ceBailliage ne laissèrent pourtant pas de seflater qu’ils réiHlìroient mieux dans ledessein qu’ils se proposèrent, de se faireajuger les Biens que les particuliers deGeneve postèdoient dans ce même Bail-liage , qui avoient été autrefois Biensd’Eglise, S< que les Seigneurs de Berne

avoient abergez pendant qu’ils étoientMaitres de ce Pais-là , Sc ils intentèrentà ce sujet divers Procès à ces Particuliersau Parlement de Dijon : Ces disticultezdurèrent pendant quelques années ; Mes-sieurs de Geneve écrivirent au Roi pourle suplier de les faire cesser : On priaSa Majesté pour cet effet, de faire atten-tion à ce qui étoit porté par le Traitéde Lausanne, fait en 1564., par lequelil» étoit dit, que tous tes changemens faitspar les Seigneurs de Berne , de quelque na-ture qu’ils fuffent , & quelque forte de

Biens que ces changemens regardafent ,subfifteroient , fans qu on put en aucune ma-niéré en rechercher le premier état. Et àla Déclaration que le Roi Henri I V. a-voit faite en 1604., que les abergemensdes Biens Ecclefiafiiques & autres , faits

{ ar ces Seigneurs , tiendraient a perpétuité.

es Seigneurs de Berne avec qui le Trai-té de 1 564. avoir été fait, St les CantonsEvangéliques , écrivirent au Roi fur cet-te affaire : Enfin des Ambassadeurs desmêmes Cantons, qui allèrent à la Courde France, fur la fin de l’année 1644. ,obtinrent de Sa Majesté un Arrêt d’cvo-cation au Conseil du Roi , des Procèsmus St à mouvoir , à l’égard de ces for-tes de Biens, Sc d’interdiction à tous Ju-ges St Cours de Parlement, d’en pren-dre connoissance. Cet Arrêt est du moisde Mars i6zç. ,

Cette même année, les Conseils trou-vèrent qu’il étoit du bien public, pourconserver une enticre liberté à tous lesMembres de l’Etat , Sc les rendre indé-pendans de toute Puissance étrangère, de

faire