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Tome premier.
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506
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I638.

1642 .

50S Histoire de.Geneve.

En ce tems là étoient à Geneve plusieurs personnes dé-marqué qui y faisoient leurs exercices, & entr’autres les deuxjeunes Princes de Hesse - Castel, Christien & Ernest, & lesdeux jeunes Princes de Pont-de- Vaux , le Prince LeopoldLouis Comte Palatin, & le Prince Charles Gustave, qui de-puis parvint à la Couronne de Suede.

L’Alliance de Zurich, de Berne, & de Geneve, doit être

renouvellce de tems en tems,

Gaston Duc d’Orleans leur écrivit auslïfur le même sujet. D’un autre côté onreçût des Lettres de Moalr. le Duc de Ro-han Chabot, Sc de Madame la Duchesseson Epouse , qui demandoient tout !scontraire. On se faisoit beaucoup depeine d’accorder à la Duchestè Douairièrece qu’elle souhaitoit, à cause de l’Arrêtdu Parlement de Paris , Sc jusqu a ce quel’on sçitt si le Roi agréeroit ce que de-mandoit cette Duchesse : C’est ce qui fitque l’affairc tira en longueur , la Duches-se de Rohan n’aiant pù obtenir qu’aucommencement de 1654. de Sa Majes-té , de ne pas trouver mauvais , que leCorps de Tancrede fut enterré dans lelieu qu’elle souhaitoit. Lors que les Sei-gneurs de Geneve le surent , ils consèn-tirent à la demande de la Duchesse, quil’envoya en cette Ville, Sc il fut mis sansaucune pompe , ni cérémonie, auprès decelui du Duc de Rohan, avec l'Epitaphedont parle M. Spon , fur la muraille dela Chapelle. Cette Epitaphe y resta, juf-qu’après la mort de la Duchesse Douai-rière de Rohan , arrivée en 1660. qu'ellefut ôtée , fur la Lettre que le Roi écri-vit à Meífieurs de Geneve, qui portoit,que comme ce n’avoit été, que pour nepas désobliger cette Dame, qu’il avoirbien voulu que le Corps du nomméTancrede fut mis dans le lieu qu’elle a-voit demandé, à quoi la Duchesse deRohan fa fille avoir consenti par respectpour sa Mc're , cette Dame étant mor-te , ils feroient une chose agréable àSa Majesté, de faire éfacer cette Epita-phe, puis qu’il étoit très certain, queTancrede n’étoit point fils du défuntDuc de Rohan, qui n’en avoit fait au-

selon s Article XI V. Elle le

fut

aine mention dans son Testament, parlequel, au contraire, il avoit reconnu laDuchesse de Rohan sa fille, pour sa seu-le héritière.

Cette même Année l6z8. Louis Dau-phin de France, qui fut depuis Louis leGrand, étant né le ;. Septembre, Jean.Sarafin Ancien Sindic fut envoyé au Roi,pour féliciter Sa Majesté fur cette heu-reuse naissance.

L’Année suivante , un Nonce du Papepaiïànt par Geneve, le Conseil le fit com-plimenter par trois Membres de son Corps,& lui envoya des rafraichissemcns. Ci-vilité à laquelle ce Prélat parut très sensi-ble.

Au mois de Fevrier 164*. , on députaau Roi de France qui étoit arrivé à Lion,Fttvre Sindic , & Gallat'm Ancien Sindic,qui l’asturéient des respects de la Républi-que : Le Roi prit à gré ce qu’ils lui di-rent , & leur répondit, qu’il témoigne-roit toujours son affection à Messieurs deGeneve, comme il avoit fait jusqu'alors.Ils complimentèrent ensuite le Cardinalde Richelieu, qui leur dit qu’il ne dou-tent point du zèle Sc de rattachement deleurs Supérieurs pour la France, & qu’illeur rendroit service dans l’occasion.

Friderîc Sfanheìm Professeur en Théolo-gie , ayant été appellé au service de l’U-niversité de Leiden , on se fit beaucoupde peine de lui accorder son congé. Ilavoit servi très utilement l’Academie,premierement en qualité de Professeur enPhilosophie depuis l’année 1616. qu’a-yant disputé avec honneur la Chaire decette Profession, on le préféra à ses con-current, jusqu’à l’année 16J1. qu’il'sutnommé pou: remplir la Chaire de Theo-

logie,.

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