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Tome premier.
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sut la derniere sois lan 1642. auquel elle fut folcmnellement 1642.jurée dans chacune des trois Villes c . Les Députez Suisses fu-rent reçus par toute la Bourgeoisie en armes, dont une par-rie leur alla au-devant, toute l’Artillerie tira, & on les réga-la magnifiquement dans l’Arsenal, où à toutes les faniez qu’onbeuvoit, on faisoit une décharge de tous les Canons de l’Ar-fenal, qu’on avoit mis fur la Treille. à

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logie, vacante par la mort de BenediBTurrettin, que ('Eglise Sc l’Accademie per-dirent à la fleur de son âge. Spanheimexerça cet Emploi avec beaucoup de dis-tinction , de même que celui de Recteurde l’Academie, qui lui donna occasionde faire une Harangue très éloquente furla Reformation de Geneve > aux Promo-tions de l'anne'e 16Z5. cent ans après cegrand évenement, laquelle a été impri-mée sous le titre de Gcneva refiituta.Ce ne fut qu’après les sollicitations de laReine de Boheme , & de Messieurs lesEtats de Hollande, qui écrivirent à cesujet des Lettres fort pressantes à Mes-sieurs de Geneve au mois de Fevrier1641. qu'ils lui permirent de suivre sa vo-cation. Pour lui marquer la satisfactionqu’ils avoient de fes services , ils lui firentprésent d’une Médaillé d or, lors-qu’il par-tit. Il mourut en 1648. Il fut Pere de l’II-lustre Baron Ex.echiel de Spanheim, duquelil y aura occasion de parler dans la fuite.

c On ne fait d’où M. Spon a tiré lefait qu’ii rapporte ici, que l’Alliance futjurée solemnellement en 164t., dans cha-cune des trois Villes Alliées : Ce qu’ily a de certain , c’est que les Regîtres dela République de Geneve n en font au-cune mention.

d M. Spon ne disant rien sur l’Année1643. on y supléera par ce qui fuit. LeRoi Louis XIII. étant mort au mois deMai de cette Année - là, Jaques Gode/roiAncien Sindic , qui étoit dans ce tems-là à la Cour de France, où il sollicitentquelques affaires qui regardoient la Ré-publique, eut ordre de faire au nouveauRoi & à la Reine Regente , les compli-mens de condoléance fie de félicitationaccoutumez cn de pareilles occasions, Sc

de présenter à Leurs Majestez les Lettresde Messieurs de Geneve fur ce sujet, parlesquelles ils renouvelloient les assurancesde leur attachement inviolable au servi-ce de la Couronne. Godefrei eut audien-ce en même terris du Roi Sc de la Reine:Cette Princesse le chargea d’aífurer Mes-sieurs de Geneve de laffection du Roi5 c de la sienne.

César Duc de Vendôme, fils naturelde Henri IV. , ayant quitté la Cour en164Z. vint à Geneve au mois de Fevrierde l’Année suivante ; comme il y entrasans se faire connoitre, on ne lui fit pasd'abord les honneurs dûs à fa haute Nais-sance. Cependant, aussi-tôt que le Con-seil sçût qu’il étoit dans la Ville, lesSin.dics, suivis de plusieurs autres Magistrats,allèrent le complimenter en son Logis.Civilité à laquelle il répondit dès le len-demain , étant venu lui-méme en Con-seil , l’en remercier : Il y fut introduitpar un Ancien Sindic fie un Conseiller.Dès qu’il parut^ans la Sale, le PremierSindic lui alla au-devant , fie le pria des’affeoir près de lui, où étant Monsieurle Duc de Vendôme dit ;

Magnifiques Seigneurs ,

»Ne pouvant satisfaire aux obligations«que je vous ai, fie à la passion que j’ai«pour vous, Sc que j’ai fuccée avec le lait,«par les Instructions du feu Roi Henri le«Grand, je fuis venu ici pour vous rendre«mes devoirs, vous assurer de la recon-«noissance que j’ai de vos saveurs, fie qu’en«quelque lieu que je sois , où vous dé-cimerez que je vous serve, je m’y por-«terai avec les miens, avec tout le zè««le que vous sauriez désirer.»

Le Premier Sindic ayant répondu à cecompliment, le Duc de Vendôme se re-tira ;