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publique Angloife, afìn de témoigner combien étoit grande 1655.la charité de la Nation envers ces freres affligez : cependant,que comme il faut du tems pour faire ces collectes, & quela mifere de ces pauvres gens ne souffre point de dela?, il ajugé à propos d’envoyer en attendant deux mille livres Ster-lin de son propre Trcfor, laquelle somme il remet entre lesmains des Officiers de Geneve, pour la distribuer aux plus né-cessiteux selon leur prudence, croyant qu’ils prendront en grécette peine en faveur de leurs voisins, aux maux defquels ilfait qu’ils compatissent. Priant Dieu qu’il donne courage àtous ceux qui font profession de la Religion Orthodoxe, dedéfendre leur cause commune, & de fe féfcourir contre leursennemis, en quoi il feroit ravi de pouvoir être utile à l’E-glife. Datté du Palais de Westmunster, le 7. Juin 1655. IIenvoya ensuite Milord Morland au Duc de Savoye pourintercéder pour lefdits des Vallées, & pendant que cet af-faire fe traitoit, cet Ambassadeur demeura à Geneve l’eípa-ce de plusieurs mois n .
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Protestans. Durœiu revoioit de SuiîTe,où il étoit allé vers les Cantons Evan-géliques , pour le même sujet. Il vint àGeneve, accompagné du Sr. LutbardutProfesseur en Théologie à Berne : II s’é-toit proposé d’avoir prémierement le sen-timent des Eglises Reformées fur cetteréunion , pour en informer ensuite cellesde la Confession d’Augsbourg. 11 sou-haita d’avoir quelques conférences avecles Pasteurs de Geneve fur cette matière,ce que le Magistrat lui accorda volon--tiers, lequel répondit ensuite à Crom-wel, qu’il ne négligeroit rien de toutce qui pourroit contribuer à faire réiistìrun dessein si louable. Les Ministres re-mirent à Tìuraus à son départ, un Ecritqui portoit que l’Eglife de Geneve avoirtoujours regardé les Protestans de la Con-fession d’Augsbourg comme freres, 8c re-cherché tous les moyens de ne faire qu’iinCorps d’Eglife avec eux ; qu’elle souhai-tent ardemment une parfaite réiinion, 8cloiioit tous ceux qui s’y étoient employez
8c qui s’y employeroient ; enfin qu’el-le piioit Dieu de vouloir répandre fabénédiction fur un travail si saint 8c sipieux.
" Mylord Morland arriva à Geneve eitJuillet léss. 8c en partit au mois deNovembre de satinée suivante. II eutaudience du Conseil après son arrivée, 8cavant son départ ; dans lesquelles il s’é-tendit fur les bonnes intentions du Pro-tecteur d’Angleterre , à l’égard de la Ré-publique de Geneve. La même affairedes Protestans des Vallées du Piémontattira en Suisse 8c à Geneve, un Envoyéde Messieurs les Etats Généraux des Pro-vinces - Unies : C’étoit le Sieur d'Omwe-rtn, lequel dans l’audience qu’il eut duConseil, assura la République de la sin-cère affection de fes Supérieurs enverselle, 8c du désir qu’ils avoient de lui endonner des marques en toutes occasions.Les liaisons qu’on forma avec ce Sei-gneur pendant le séjour qu’il fit dansGeneve, qui fut de plusieurs mois, eu-rent